Le premier ministre François Fillon exclut catégoriquement une quelconque baisse de la TVA actuelle.D'après lui, il faut privilégier la concurrence du marché pour répondre au problème du pouvoir d'achat.
Comme toujours nos politiques semblent avoir réponse à tous nos problèmes, dans la théorie, car dans la pratique tout le monde a bien compris que le pouvoir d'achat n'allait pas miraculeusement repartir de lui meme...
François Fillon a donc décidé , lors de son intervention au Conseil économique et social ,que l 'augmentation du pouvoir d'achat ne passera pas par la baisse de la TVA.
Le premier ministre s'est donc contenté de renvoyer la balle dans le camp de la grande distribution , en jouant la carte de la facilité , «plus que jamais la transparence et la concurrence doivent régir les règles du marché et l'activité des industriels et des distributeurs.» Il poursuit en parlant de l'opération menée par la Répression des fraudes pour «détecter et combattre certains abus» dans la grande distribution, «J'entends dire qu'il s'agit d'une mesure insuffisante et qu'il suffirait de baisser la TVA pour améliorer le pouvoir d'achat. C'est vrai.» Pour aussitôt préciser : «est-ce que ce serait raisonnable dans les conditions qui sont celles de nos finances publiques, est-ce que ce serait raisonnable, s'il y a des abus, dans la mise en œuvre des négociations commerciales entre certains industriels et certains distributeurs ?» «Non», a tranché le premier ministre.
Pour Jacques Remiller, député-maire UMP de Vienne (Isère), il est «scandaleux que les fruits ordinaires soient aujourd'hui plus chers que des biscuits sucrés et gras qui conduisent bon nombre d'enfants de milieux défavorisés vers l'obésité.» Et de poursuivre qu'il est «essentiel de mettre en œuvre des mesures concrètes afin que tous les Français, quels que soient leurs revenus, puissent consommer ces produits frais et sains.»
Pour défendre le pouvoir d'achat des Français, François Fillon s'est engagé à ce qu'il n'y ait «aucune augmentation des prélèvements obligatoires en 2008. Je tiendrai cet engagement, qui est celui de la croissance et du pouvoir d'achat », a-t-il insisté.
source: http://www.lefigaro.fr


















