Les ministres de l'Économie et du Budget, Christine Lagarde et Eric Woerth ont présenté, vendredi 26 septembre, le budget 2009 de l'État. Le déficit prévisionnel atteint 52 milliards d'euros, soit 18,7 % du budget.
Le budget 2009 se veut conservateur. Il ne prévoit cependant pas de réduction du déficit, comptes tenus de la conjoncture économique. L'Etat prévoit une stricte maîtrise de ses dépenses et quelques modifications fiscales. Le budget 2009 est construit sur une hypothèse de croissance du PIB de 1 %.
Éric Woerth et Christine Lagarde ont annoncé un déficit budgétaire aux alentours de 49,4 milliards pour 2008. C’est 6 milliards de plus que prévu en loi de finances initiale et 11 milliards de plus que le déficit de 2007 (38,4 milliards).
Le trou devrait continuer à se creuser en 2009. Le projet de loi de finances a fixé le déficit budgétaire en 2009 à 52,1 milliards d’euros.
Ce déficit représente 18,7 % du budget dont l’enveloppe totale se monte à 278,5 milliards.
Le déficit public – la somme des déficits de l’État, de la Sécurité sociale et des collectivités locales – serait de 2,7% du PIB en 2008 et en 2009. En-deçà de la ligne rouge des 3% de déficit autorisé par le traité de Maastricht.
Les collectivités locales verront leur déficit passer de 0,4% du PIB en 2007 à 0,7% en 2008.
La dette publique va s’accroître pour atteindre le taux de 66 % du produit intérieur brut (PIB) en 2009, soit un niveau proche du record de 2005 (66,4 %).La limite autorisée par Bruxelles est de 60%.
Ce contexte va durer : le creusement du déficit de l’État en 2009 alourdira mécaniquement la dette.
La France ne pourra pas tenir l’engagement qu’elle avait pris à l’égard de la Commission européenne : rééquilibrer ses finances publiques pour 2012.
Dans le même temps, Nicolas Sarkozy déclarait aux membres du groupe UMP de l’Assemblée, jeudi 25 septembre, selon le quotidien Les Échos, que « ce n’est pas du tout le moment de s’occuper du déficit ». On croit rêver !
La France paie aujourd’hui trente ans de politique budgétaire laxiste. Elle a adopté la démarche absolument inverse de celle de l’ensemble de ses voisins européens : au lieu de profiter d’une croissance économique favorable pour assainir les finances publiques, elle a encore augmenté le niveau de ses dépenses
Sans baisse réelle des dépenses de l’État, il n’y a pas de baisse durable des prélèvements. C’est le seul moyen de remettre à flot l’économie française plombée par l’excès des dépenses publiques.
Vu sur: www.contribuables.org
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