La "Carte enfant famille", la nouvelle carte de réduction SNCF, va permettre à trois millions de familles modestes de un ou deux enfants de prendre certains trains, avec une réduction de 25 à 50%. Cette carte devrait représenter un coût de 2 millions d'euros pour l'Etat, si les trois millions de familles à qui elle est destinée la demandent. Les premières "Carte enfant famille" ont été délivrées ce mercredi 25 mars à la gare de Montparnasse par Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la famille, et le président de la SNCF, Guillaume Pepy. Cette nouvelle carte devrait permettre à trois millions de famille et 4,5 millions d'enfants de bénéficier de réductions allant de 25% à 50% seulement sur les trains SNCF à réservation obligatoire, c'est-à-dire les TGV, Téoz, trains de nuit Lunéa, ou Corail de nuit. Cette carte fait suite à la demande du président de la république d'étendre les tarifs sociaux de la SNCF aux familles monoparentales et aux familles modestes de moins de trois enfants. Cette "carte enfant famille" coûte 15 euros pour trois ans. Elle est destinée aux familles de un ou deux enfants de moins de 18 ans, dont le revenu annuel est inférieur ou égal au plafond de l'allocation de rentrée scolaire, soit 22.321 euros pour un enfant, ou 27.472 euros pour deux enfants....
Patrick Devedjian, le ministre chargé de la Relance économique, s’est dit favorable, jeudi 22 janvier 2009, à « un malus pour les patrons qui ont de mauvais résultats ». La croissance de l’économie française sera autour de zéro en 2009 , selon Patrick Devedjian, mais « ce n’est pas le peine de broyer du noir comme ça, moi ce qui m’intéresse, c’est l’action » . Une action qui doit passer par des symboles. Le ministre de la Relance propose ainsi un système de « malus » pour les dirigeants d’entreprise ayant obtenu de mauvais résultats....
Hier, la gare parisienne de Saint-Lazare a été fermée et l’ensemble du trafic interrompu à cause d’une grève générale, provoquée par l’agression d’un conducteur de train. Résultat : les syndicats ont immédiatement obtenus les créations de postes et de moyens qu’ils réclamaient, notamment une douzaine de conducteurs supplémentaires pour le secteur de Saint-Lazare. Aujourd’hui, cela fait un mois que le trafic des trains de banlieue et grandes lignes est perturbé, à cause de grèves en série. Après les conducteurs, ce fut le tour des aiguilleurs, et hier c’était l’ensemble des métiers qui avait cessé le travail. Et peu importe si ces agitations doivent gâcher les fêtes de fin d’année de nombreux usagers, ou paralyser la seconde plate-forme ferroviaire d’Europe, la plus importante gare française, et son trafic journalier de 500 000 personnes ! Au passage, notons que le service minimum a révélé hier l’ampleur de son échec, puis le trafic fut...
Le plan de relance annoncé par Nicolas Sarkozy, le 4 décembre 2008, prévoit 26 milliards d’euros de dépenses publiques supplémentaires. Inventaire. Sur ces 26 milliards d’euros de dépenses publiques supplémentaires, 11 milliards sont des remboursements de dettes de l’Etat à des entreprises, ou des versements accélérés d’acomptes sur des commandes. Ils corrigent un comportement défectueux de l’Etat mais ne sont pas des réductions de charges pour les entreprises. Les entreprises de moins de 10 salariés verront réduire leurs charges sociales pour l’embauche d’un salarié supplémentaire à bas salaire, au total pour 700 millions. Cette mesure est modeste : la limite de 10 salariés, le nombre d’embauchés, les salaires des nouveaux embauchés auraient pu être plus élevés. 11 autres milliards sont des investissements supplémentaires de l’Etat, des entreprises publiques et des collectivités locales. Ils ne rendront pas nos entreprises plus compétitives. L’achat de blindés Panhard est agréable pour cette entreprise, mais pas pour les autres qui, en l’absence de cet achat, auraient pu voir baisser leurs impôts....
Le public dans un premier temps a été assez indifférent, voire favorable au Grenelle : qui ne serait pour l’air pur et les petits oiseaux, pour la beauté de la nature et les eaux non polluées ? Quand on a commencé à passer aux mesures concrètes, l’unanimité s’est rompue : on l’a vu à propos du bonus malus, donc de nouveaux impôts, étendus à de nombreux produits. Une nouvelle étape essentielle a été franchie cette semaine, avec le chiffrage du projet : le coût est estimé à 440 milliards d’euros ! Notons d’ailleurs que Le Figaro-Economie emploie l’expression « investissement », alors que Les Echos parlent de « coût », ce qui est un terme beaucoup plus exact. C’est en tous cas un chiffre officiel, bien sûr estimé sur plusieurs années, une dizaine, le temps de mettre en œuvre toutes les mesures entre 2009 et 2020. A titre de comparaison, rappelons que le budget de l’Etat s’élèvera en dépenses en 2009 à 350 milliards (y compris les prélèvements pour les collectivités locales et l’UE). 440 milliards, même en dix ans, ce n’est donc pas rien !...
La droite américaine présente Obama comme un dangereux gauchiste. Que dirait-elle de notre Président ? Qu'on en juge d'après les positions de Barack Obama : Il est favorable à la peine de mort, au port d’armes par les citoyens américains, aux écoutes téléphoniques, à l’augmentation des effectifs militaires en Afghanistan, et même à des incursions militaires au Pakistan sans l’accord de ce pays. Il n’est pas favorable à une assurance-maladie obligatoire pour tous, sauf pour les enfants. Il est pour d’importantes réductions des dépenses militaires et des impôts, sauf pour ceux qui gagnent plus de 250.000$ par an (pour François Hollande, les riches commencent à 4.000 € par mois, soit 60.000 $ par an). Il a déclaré : « le commerce international a été la pierre angulaire de notre développement » ; « les gens n’espèrent pas que le gouvernement résoudra tous leurs problèmes ». Et surtout il a été comme sénateur l’auteur d’une loi, cosignée par le sénateur démocrate Tom Carper et...
En dépit des discours embarrassés de notre ministre du budget Eric WOERTH, les mesures prises pour le plan de relance et pour le soutien des financiers ne manqueront pas de faire exploser la dette publique. On se dit qu'après tout on ne sera pas là pour régler l'ardoise : nous la laissons en héritage aux générations futures (nous avons désormais dépassé 20.000 euros par bébé français, qui donnera une année entière de sa vie active pour rembourser). Après nous le déluge… Mais cette fuite en avant n’en est pas une. En effet, en attendant le remboursement du capital, il faut payer les intérêts et c’est bien le contribuable actuel qui doit assurer « le service de la dette », deuxième poste des dépenses de l’État (17% du budget). Ce service deviendra d’autant plus lourd que les taux d’intérêt réels risquent d’augmenter substantiellement. Mais qu’est-ce qui laisse prévoir une telle augmentation de la dette ? S’agissant du plan de sauvegarde financier (et en laissant de côté le plan de sauvegarde économique) il comporte deux volets : l’aide de l’État pour recapitaliser les banques (40 milliards) et la garantie apportée par une caisse de refinancement des établissements de crédits (320 milliards). Dans le premier cas, il est tout à fait vrai que les banques françaises, comme bien d’autres, sont sous-capitalisées, ce qui ne permet pas de faire suffisamment face aux risques sur fonds propres. Mais est-ce le rôle de l’État que de recapitaliser les banques privées, alors que les actionnaires et les...
Un spéculateur est une personne qui fait des paris sur l'avenir : que telle devise évoluera dans tel sens , que telle entreprise améliorera ses résultats en investissant dans des activités porteuses d'avenir, que les taux d'intérêt baisseront ou monteront… Tout entrepreneur qui lance un produit ou un service nouveau est aussi un spéculateur. C’est l’espoir de gains futurs qui fait entreprendre. Distinguer l’entrepreneur du spéculateur, c’est risquer de ne rien comprendre à l’économie. Nos dirigeants ont pris ce risque. Ils l’ont pris sans le savoir. Et ils l’ont pris si naïvement qu’ils ne se sont pas aperçus qu’ils lançaient l’État français dans la spéculation ! Henri Guaino a pourtant déclaré aux Echos, le 27 octobre 2008: « l’État (va devenir) entrepreneur et investisseur …les prises de participation (de l’État) seront temporaires avec pour objectif de réaliser des plus-values …ce fonds ( d’investissement de l’État dans des entreprises) aura des objectifs stratégiques en investissant dans les activités porteuses d’avenir ». N’est-ce pas exactement ce que fait un spéculateur ?...
« Certains établissements [se sont] durablement installés dans une culture du déficit », écrivent les auteurs du rapport remis par le sénateur Gérard Larcher sur les hôpitaux publics. Le constat est là. Mais les seize propositions qui sont faites semblent bien timides face à une situation extrêmement préoccupante. L’idée phare du rapport est la mise en place d’un système de «communautés hospitalières de territoire» : «Dans chaque territoire, les hôpitaux auront la liberté de s’associer, comme les communes peuvent se regrouper dans les communautés de communes. Les communautés hospitalières auront des compétences obligatoires (investissement, logistique, planning des médecins sur tous les sites…) et d’autres optionnelles», a expliqué Gérard Larcher au Figaro. Une mesure qui permettrait d’alléger les lourdeurs administratives et de réorganiser la carte des hôpitaux. Un hôpital de territoire gérerait l’activité de son secteur, et les médecins seraient nommés au niveau territorial, avant d’être détachés dans différents établissements. Autre mesure importante : les comptes des hôpitaux seraient désormais certifiés, afin de mettre fin à des situations dans lesquelles se trouvent certains établissements – tels que l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille, qui a cumulé 27 millions d’euros de dette, le CHU d’Amiens, 23 millions…...
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