Dans l'espoir de rester en ligne avec Sarkozy, il refuse toute augmentation de la redevance.
Les temps sont durs pour le président du groupe UMP, pris entre les professionels de la télé et le Thierry la Fronde de l'Elysée. Pour lui "enlever une épine du pied" , après l'annonce précipitée, le 8 janvier, de la suppression de la pub sur les chaînes publiques, copé avait proposé à Sarkozy la mise en place d'une comission. Las, depuis, les relations entre les deux hommes se sont encore dégradées. Le président du groupe UMP a choisi de ne pas en rajouter. "Si Sarkozy veut vraiment avoir une victoire sur moi, je lui donne celle là" confie-t-il.
Ses idées pour financer le public sont donc celles du... chef de l'Etat. Lequel a redit, mardi matin, sur RTL, son opposition à toute augmentation de la redevance, et même à sa simple indexation sur l'inflation.
Copé privilégie donc un scénario qui imposerait aux opérateurs de téléphonie et aux fournisseurs d'accès à internet une taxe de 0,5% sur leur chiffre d'affaires. "Pour ce secteur, ce sera indolore, il fait 20% de marge", explique-t-il.
Les opérateurs de télécoms- dont Bouygues, propriétaire de TF1- crient à l'assassinat et annoncent qu'ils saisiront Bruxelles. Autant dire que cette taxe n'est pas encore sur la table...
Le pire, c'est qu'elle ne rapporterait que 210 millions d'euros! On est loin du 1,2 milliard réclamé par la direction de France Télévisions.
A la recherche du reste, Copé envisage la construction d'un système simple, genre usine à gaz bi-turbine, avec condensateur à électrons. Accrochez vos ceintures: seraient aussi affectées aux chaines les redevances dont bénéficient RFI (60 millions d'euros) et l'INA (80 millions d'euros). TF1 et M6 paieraient, elles, une taxe sur le surplus de recettes publicitaires apporté par la suppression des spots sur les antennes publiques.
Enfin, France Télévisions récolterait 100 millions d'euros de la redevance sur les fréquences radio-électriques. Laquelle sert à abonder le fond de réserve des retraites! Au total, 160 millions seront puisés dans le budget de l'Etat, rien que ça!
Gilles Carrez, le rapporteur général du budget, éructe: "Je préfère garder la pub sur la télé publique plutôt que d'alourdir le déficit".
En attendant, coincé entre l'oukaze élyséen sur la redevance et les règles européennes, le service public n'a aujourd'hui plus un kopeck d'assuré. Quant à Sarkozy, en interdisant la réclame, il ne se sera pas fait de la pub dans le petit monde de l'audiovisuel...
Article rédigé par Jm Thénard, extrait du canard enchainé
Voir également l'article"Defiscalisation des heures sup' : premier bilan"
Voir également l'article "Bruxelles démonte la manipulation des vraies fausses aides françaises"
Voir également l'article "Le déficit de l'Etat artificiellement sous-évalué en 2007 (Cour des comptes)"
Voir également l'article "Inflation : L'Etat va devoir rembourser 1,5 milliard d'euros"
Voir également l'article "Quels sont les ministères qui coûtent le plus cher à l'Etat ?"
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Copé privilégie donc un scénario qui imposerait aux opérateurs de téléphonie et aux fournisseurs d'accès à internet une taxe de 0,5% sur leur chiffre d'affaires. "Pour ce secteur, ce sera indolore, il fait 20% de marge", explique-t-il.
Les opérateurs de télécoms- dont Bouygues, propriétaire de TF1- crient à l'assassinat et annoncent qu'ils saisiront Bruxelles. Autant dire que cette taxe n'est pas encore sur la table...
Le pire, c'est qu'elle ne rapporterait que 210 millions d'euros! On est loin du 1,2 milliard réclamé par la direction de France Télévisions.
A la recherche du reste, Copé envisage la construction d'un système simple, genre usine à gaz bi-turbine, avec condensateur à électrons. Accrochez vos ceintures: seraient aussi affectées aux chaines les redevances dont bénéficient RFI (60 millions d'euros) et l'INA (80 millions d'euros). TF1 et M6 paieraient, elles, une taxe sur le surplus de recettes publicitaires apporté par la suppression des spots sur les antennes publiques.
Enfin, France Télévisions récolterait 100 millions d'euros de la redevance sur les fréquences radio-électriques. Laquelle sert à abonder le fond de réserve des retraites! Au total, 160 millions seront puisés dans le budget de l'Etat, rien que ça!
Gilles Carrez, le rapporteur général du budget, éructe: "Je préfère garder la pub sur la télé publique plutôt que d'alourdir le déficit".
En attendant, coincé entre l'oukaze élyséen sur la redevance et les règles européennes, le service public n'a aujourd'hui plus un kopeck d'assuré. Quant à Sarkozy, en interdisant la réclame, il ne se sera pas fait de la pub dans le petit monde de l'audiovisuel...
Article rédigé par Jm Thénard, extrait du canard enchainé
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