Didier Migaud a été nommé à la tête de la Cour des comptes en remplacement de Philippe Séguin. Christine Lagarde a été la première a confirmer le choix de Nicolas Sarkozy, ensuite confirmé par d'autres collègues.
Didier Migaud a été nommé par un décret du chef de l'État, dont certaines décisions ont été critiquées par les magistrats de la Rue Cambon. Cette nomination aura été longue à se dessiner. Jusqu'au bout, plusieurs candidats auront plaidé leur cause auprès de l'Élysée.
Lundi soir, deux noms se dégageaient : celui de Didier Migaud, président de la commission des finances de l'Assemblée nationale et député PS de l'Isère, et celui de Claire Bazy-Malaurie, présidente de chambre à la Cour et héritière naturelle de Philippe Séguin.
Nicolas Sarkozy a fait le choix de l' ouverture en nommant le socialiste Didier Migaud. Député depuis 1988, âgé de 57 ans, ce socialiste proche de Laurent Fabius a certes un profil sarkocompatible, mais sa désignation constitue une surprise. Conformément à une promesse de campagne du chef de l'État selon laquelle la présidence de la commission des finances devait revenir à l'opposition, Didier Migaud est devenu en 2007 le symbole de cette ouverture au Parlement. «C'est quelqu'un d'honnête. Il gère bien sa commission même s'il n'a pas beaucoup montré de signe d'allégeance à l'Élysée. Et puis, sa nomination poserait un problème pour le remplacer», relève un ministre bon connaisseur des arcanes de l'Assemblée nationale.
Jérôme Cahuzac pour le remplacer
Car son remplaçant devrait obligatoirement être une personnalité de gauche. Jérôme Cahuzac semble tenir la corde : le député de Lot-et-Garonne a été choisi mardi par le groupe PS pour succéder à Didier Migaud. Il devrait être officiellement désigné mercredi à 11 heures. Jean-Pierre Balligand, député de l'Aisne, sera aussi candidat. En revanche, Michel Sapin, un temps pressenti, ne le sera pas.
Beaucoup d'élus UMP ne voient pas d'un bon œil cette nouvelle promotion pour un élu de gauche. En jouant l'ouverture à la Cour des comptes, le président anticipe les critiques sur les nominations d'un trio de droite au Conseil constitutionnel.
D'autres personnalités avaient été pressenties pour la succession de Philippe Séguin. Les noms de l'actuelle secrétaire d'État au Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac, des anciens ministres Alain Lamassoure et Alain Lambert mais aussi d'Alain Juppé avaient été avancés. Bien que l'Élysée démente, le maire de Bordeaux maintient que le poste lui a été proposé par Nicolas Sarkozy mais qu'il lui a dit non.
source :le Figaro
Didier Migaud a été nommé par un décret du chef de l'État, dont certaines décisions ont été critiquées par les magistrats de la Rue Cambon. Cette nomination aura été longue à se dessiner. Jusqu'au bout, plusieurs candidats auront plaidé leur cause auprès de l'Élysée.Lundi soir, deux noms se dégageaient : celui de Didier Migaud, président de la commission des finances de l'Assemblée nationale et député PS de l'Isère, et celui de Claire Bazy-Malaurie, présidente de chambre à la Cour et héritière naturelle de Philippe Séguin.
Nicolas Sarkozy a fait le choix de l' ouverture en nommant le socialiste Didier Migaud. Député depuis 1988, âgé de 57 ans, ce socialiste proche de Laurent Fabius a certes un profil sarkocompatible, mais sa désignation constitue une surprise. Conformément à une promesse de campagne du chef de l'État selon laquelle la présidence de la commission des finances devait revenir à l'opposition, Didier Migaud est devenu en 2007 le symbole de cette ouverture au Parlement. «C'est quelqu'un d'honnête. Il gère bien sa commission même s'il n'a pas beaucoup montré de signe d'allégeance à l'Élysée. Et puis, sa nomination poserait un problème pour le remplacer», relève un ministre bon connaisseur des arcanes de l'Assemblée nationale.
Jérôme Cahuzac pour le remplacer
Car son remplaçant devrait obligatoirement être une personnalité de gauche. Jérôme Cahuzac semble tenir la corde : le député de Lot-et-Garonne a été choisi mardi par le groupe PS pour succéder à Didier Migaud. Il devrait être officiellement désigné mercredi à 11 heures. Jean-Pierre Balligand, député de l'Aisne, sera aussi candidat. En revanche, Michel Sapin, un temps pressenti, ne le sera pas.
Beaucoup d'élus UMP ne voient pas d'un bon œil cette nouvelle promotion pour un élu de gauche. En jouant l'ouverture à la Cour des comptes, le président anticipe les critiques sur les nominations d'un trio de droite au Conseil constitutionnel.
D'autres personnalités avaient été pressenties pour la succession de Philippe Séguin. Les noms de l'actuelle secrétaire d'État au Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac, des anciens ministres Alain Lamassoure et Alain Lambert mais aussi d'Alain Juppé avaient été avancés. Bien que l'Élysée démente, le maire de Bordeaux maintient que le poste lui a été proposé par Nicolas Sarkozy mais qu'il lui a dit non.
source :le Figaro





