Confronté aux mouvements de grève contre les suppressions de postes, le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos met en place un « service minimum » en cas de grève.
Ce sera un simple service de garde assuré dans le premier degré par les communes qui le souhaitent. Ce service avait été appliqué dans quelque 2 000 communes le 24 janvier dernier lors d’une grève dans l’Education nationale et la Fonction publique. Le ministre veut relancer ce dispositif pour le mouvement de grèves du 15 mai.
C’est un louable effort de sa part, qui contrarie beaucoup les syndicats.
Toutefois, ce devrait être à l’Education nationale d’assurer ce service minimum, et non pas aux collectivités locales. Le ministre se défausse sur ces dernières. Il a prévenu : s’il n’arrive pas à instaurer le service minimum par la négociation - la journée du 15 mai aura valeur de nouveau test - il faudra recourir au vote d’une loi. L’objectif principal de Darcos est d’instaurer une déclaration préalable individuelle de grève, a priori 48 heures à l’avance, comme dans les transports.
Mais cela ne suffit pas. La France a besoin d’une loi sans ambiguïté sur le service minimum, applicable à tous les services publics. Quand la majorité aura-t-elle le courage de la voter ?
C’est à Contribuables associés que revient le mérite d’avoir lancé l’idée de service minimum en cas de grève dès 2003, en organisant son troisième « Rendez-vous parlementaire du contribuable », intitulé « Grèves dans les services publics et service garanti ».
L’idée a rapidement été reprise par les médias et la classe politique. Depuis, Contribuables associés n’a cessé de faire campagne pour le service minimum.
Vu sur: www.contribuables.org





