Le Premier secrétaire du PS "accuse le gouvernement de creuser les déficits sans le moindre effet de relance sur l'activité économique."
François Hollande accuse le gouvernement de mener une politique de "déficit au fil de l'eau de la récession" et dénonce un budget 2009 "surréaliste", dans un entretien publié mardi 21 octobre par Les Echos. "Tout laisse à penser que la récession amorcée avant l'aggravation de la crise financière est profondément installée pour 2009, mais aussi, si rien n'est fait, pour 2010 (...) C'est pourquoi la discussion sur le budget 2009 a un caractère surréaliste", déclare le Premier secrétaire du PS.
"Vers un déficit public de 3,5% à 4% du PIB"
Alors que le gouvernement a annoncé lundi que la prévision de croissance du budget 2009 serait très probablement révisée à la mi-novembre, François Hollande estime que toutes ses hypothèses "sont caduques, qu'il s'agisse de la croissance ¬elle sera de zéro¬, de la consommation, qui ¬au mieux stagnera, ou de l'investissement". "Pis, Eric Woerth accepte cette impasse: il reconnaît que toutes les erreurs de prévisions passeront dans l'augmentation des déficits", constate le Premier secrétaire du PS. Le député de Corrèze "accuse le gouvernement de creuser les déficits sans le moindre effet de relance sur l'activité économique. C'est le déficit passif". Selon lui, "il faudrait, pour lutter contre la récession, un déficit actif: relever les crédits octroyés à la recherche comme au logement et stimuler l'investissement des entreprises par une modulation de l'impôt sur les sociétés". "Au lieu de cela, nous nous dirigeons allègrement vers un déficit public de 3,5% à 4% du PIB. Le gouvernement poursuit sa philosophie du 'laisser-faire'. C'est la politique du chien crevé du déficit au fil de l'eau de la récession", conclut le Premier secrétaire du PS.
Source: le NouvelObs
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