En transformant les courses en jeu de cache-cache, ces opérations commerciales ont un autre avantage pour les hypermarchés: elles retiennent plus longtemps le client. Et lorsqu'il est férré, celui-ci devient plus docile. Dans cet Atac ( groupe Auchan du 13ème arrondissement de Paris), la pub sur internet annonçait un rabais de 50% pour les barquettes "Tortellini pesto Giovanni Rana". Vendues par deux, elles passaient de 11,60 à 5,80 euros le kilo. Une aubaine... introuvable. Du coup, le client alléché se rabat sur un autre format de la marque à 13,52 euros le kilo. Soit 133% plus cher qu'avec la promotion. "Très souvent, les articles à prix baissés sont épuisés au bout de quelques jours, confirme un écumeur de promos. Mais les rayons sont toujours bien approvisionnés en produits équivalents fabriqués par l'enseigne." Or c'est sur ces "marques de distributeur" que la marge est la plus confortable......
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Touchés au portefeuille par la crise, lassés par des mois de hausse des prix - 6,2%, de septembre 2007 à mai 2008, selon "60 Millions de consommateurs", qui a épluché 17 000 étiquettes -, les français remplissent moins leur chariot. Résultat, une baisse sans précédent du chiffre d'affaires des grandes enseignes: environ 4%, selon les dernières statistiques disponibles! D'ou la contre-offensive, depuis la rentrée, des hyper- et supermarchés. A grand renfort de dépliants déposés dans les boites aux lettres et d'encarts pub dans la presse, ils promettent d'impitoyable massacres des prix. Leur arme favorite, la "promotion" , sur une sélection de produits courants. Avec, souvent, des surprises au goût saumâtre. Dès la fin de l'été, c'est Super U qui a ouvert le tir, en lançant l'opération "prix bloqués". Puis le "hard discounter" Lidl lui a emboité le pas, suivi par Carrefour, qui a mis le paquet en augmentant de 40% son budget de communication sur les prix et les promos. En août, le groupe s'est offert de pleines pages dans les quotidiens pour annoncer des baisses de prix "jusqu'à -20%" sur 40 produits dont les tarifs seront "bloqués" jusqu'à la fin 2008. Aujourd'hui, l'enseigne annonce " 260 produits baissés-bloqués" supplémentaires, mais elle oublie d'indiquer leur ancien prix. Difficile de jurer qu'ils sont moins chers qu'avant......
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Suite à cette révision, l'acquis de croissance pour 2008 à la fin du troisième trimestre serait de 0,9%, précise la BdF dans son enquête mensuelle de conjoncture. La Banque de France a revu à la baisse sa prévision de croissance pour le troisième trimestre 2008, estimant que le Produit intérieur brut (PIB) devrait baisser de 0,1%, selon un communiqué publié mardi 14 octobre par la BdF. La Banque de France avait indiqué le 12 septembre qu'elle prévoyait une hausse de 0,1% du PIB pour le troisième trimestre. L'Insee a déjà annoncé que le PIB en France avait enregistré sur le deuxième trimestre un recul de 0,3%. Si, comme le prévoit la Banque de France, la croissance était négative au troisième trimestre, la France alignerait alors deux trimestres de recul du PIB, ce qui correspondrait à une situation de récession....
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La déferlante du chômage, en août ( 41 300 inscrits de plus à l'ANPE), a surpris jusqu'aux meilleurs oracles. "Ce n'est pas une augmentation, c'est un dévissage", s'alarme Xavier Timbeau, l'un des directeurs de l' Observatoire français des conjonctures économiques ( OFCE). La crise boursière et les dégraissages dans l'automobile pourraient encore aggraver la situation. Mais, passé l'effarement, certains statisticiens jubilent en secret devant une réalité qui contredit les libéraux le plus dogmatiques. Ceux-ci ne cessent de clamer que l'économie française n'est pas assez "flexible" et que les patrons devraient pouvoir licencier plus facilement encore. Or, il n'a fallu que quelques semaines pour que la dégringolade de l'activité économique observée au premier trimestre se traduise par une explosion du nombre des inscrits à l' ANPE. "Que le chômage fasse un tel bond, juste après un retournement de conjoncture, nous montre que l'emploi, en France, est devenu encore plus flexible qu'aux Etats-Unis", ironise Xavier Timbeau. De fait, dans certains secteurs, comme la restauration, le bâtiment et l'intérim ( 50 000 emplois en moins au deuxième trimestre), les Lucky Luke de la lettre de licenciement s'en sont donné à coeur joie....
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Gaz de France et Total répercuteraient ainsi la hausse de 6 à 10% du coût d'acheminement du gaz. La hausse des tarifs du gaz devraient augmenter d'au moins 0,7% au 1er janvier 2009, a précisé Le Parisien dans son édition de mardi 30 septembre. Selon le quotidien, ce serait une manière pour les deux réseaux français de gazoducs, géré l'un par Gaz de France et l'autre par Total, de répercuter la hausse de 6 à 10% du coût d'acheminement du gaz, annoncé vendredi dernier par la Commission de régulation de l'énergie (CRE) Or ces coûts de transport (gazoducs) représentent 7% de la facture de gaz des particuliers, tandis que le coût de la matière première (molécule) représente 55% de cette facture, le coût de la distribution (petites canalisations) 31%, le coût du stockage 5% et celui des terminaux 2%, rappelle la CRE....
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La monnaie unique européenne est tombée jusqu'à 1,3964 dollar, son plus bas niveau depuis le 20 septembre 2007, après plusieurs tentatives infructueuses pour casser le seuil des 1,40 dollar. L'euro a franchi un nouveau seuil à la baisse mercredi 10 septembre face au dollar, repassant sous les 1,40 dollar pour la première fois depuis onze mois, loin de ses records historiques de la mi-juillet, sur fond d'inquiétudes pour la croissance européenne. La monnaie unique européenne est tombée jusqu'à 1,3964 dollar, son plus bas niveau depuis le 20 septembre 2007, après plusieurs tentatives infructueuses pour casser le seuil des 1,40 dollar. Vers 00h00 heure française, l'euro s'échangeait à 1,3976 dollar, contre 1,4134 dollar la veille à 23h00 heure française....
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"On peut redouter, au total, près de 7 milliards d'euros de moins values-fiscales pour l'Etat", estime le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, pour qui le seul moyen d'enrayer la dégradation de la croissance serait "revenir sur le 'paquet fiscal', à la fois injuste et inefficace". Dans un entretien au quotidien économique daté du jeudi 4 septembre Les Echos, Didier Migaud, président (PS) de la commission des Finances de l'Assemblée nationale estime qu'il y aura près de "7 milliards de moins values-fiscales en 2008". "On peut redouter, au total, près de 7 milliards d'euros de moins values-fiscales pour l'Etat", a-t-il précisé....
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La majorité des enseignes de super et hypermarchés ont augmenté les prix au-delà de cette moyenne, Monoprix étant le plus inflationniste. Les enseignes de la grande distribution ont augmenté en moyenne leur prix de 6,6% entre septembre 2007 et mai 2008, Monoprix étant la plus inflationniste avec une hausse de 9,04% et Atac (Auchan) la moins (+4,04%), selon une étude de l'UFC-Que Choisir. Outre Monoprix, Hyper U/Super U, Carrefour, Cora, Géant Casino et Auchan ont augmenté les prix au-delà de la hausse moyenne, à plus de 7%, selon cette enquête publiée dans le mensuel de l'association daté de septembre. Intermarché et Leclerc ont augmenté les prix en deçà de la moyenne, à respectivement +5,54% pour le premier et 5,82% pour le second, ajoute cette étude réalisée auprès de 1.145 magasins et basée sur 67.411 prix relevés....
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C'est une étude de la Drees , alias la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (ouf!), passée totalement inaperçue de la presse, à l'exception du "Figaro" (9/8). Et pourtant ses conclusions sont particulièrement instructives pour le niveau de vie des français. Depuis quinze ans, le financement de la protection sociale a été largement transféré des entreprises aux ménages. En 1990, les ménages en finançaient 31% et les entreprises 42%. Aujourd'hui, ils en paient 40% contre 36% pour les employeurs privés et 24% pour les employeurs publics. Pour les quatre branches de ladite Sécurité Sociale ( maladie, vieillesse, accidents du travail, famille), d'autres chiffres sont tout aussi révélateurs, comme le souligne "Le Figaro": "Alors qu'en 1990 les impôts et taxes finançaient seulement 3,5% de la protection sociale (hors transfert), ils en représentent 21,2% aujourd'hui. A l'inverse, le poids des cotisations sociales est passé de 80 à 66%."...
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La ministre de l'Economie s'attend cependant à un "vrai rebond (de la croissance) au dernier trimestre". La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a reconnu, jeudi 14 août, que le troisième trimestre ne serait "pas bon", tout en envisageant un "vrai rebond au dernier trimestre". "Il ne faut pas s'attendre à un bon troisième trimestre car les facteurs ayant pesé au deuxième trimestre sont restés présents en juin et sur une partie du mois de juillet", souligne Christine Lagarde, dans un entretien sur le site internet du Figaro. Mais ces facteurs "ont commencé à s'estomper depuis un mois", ce qui "permet d'envisager un vrai rebond au dernier trimestre", poursuit la ministre, qui cite la baisse des prix du pétrole, de l'euro et des matières premières. Le PIB français s'est contracté de 0,3% au deuxième trimestre, selon une première estimation de l'Insee, ce qui alimente les craintes d'une récession, caractérisée par deux trimestres consécutifs de baisse de la croissance....
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Ce sont des "chiffres auxquels on s'attendait et qui ne sont pas bons", a réagi la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, jeudi 14 août 2008 sur France Inter. L' Insee qui prévoyait jusqu'ici que le PIB de la France progresserait de 0,2% au deuxième trimestre a finalement publié un recul de 0,3 % au deuxième trimestre 2008. Ce chiffre est une première estimation, susceptible d'être révisée. L'Insee a par ailleurs revu en baisse la croissance du premier trimestre à 0,4% contre 0,5% auparavant. Christine Lagarde a notamment justifié ces mauvais chiffres par le contexte international morose, citant "les augmentations du cours des matières premières, l'affaiblissement du dollar" et "l'inflation". Le deuxième trimestre est "derrière nous", "ce qui est important c'est de se demander ce qu'il va se passer dans les mois qui viennent", a-t-elle affirmé. La ministre a estimé qu'il serait "totalement inexact de parler de récession". "Toute personne qui crierait au loup à la récession aurait un trimestre d'avance", a-t-elle ajouté, rappelant qu'une récession correspond à une contraction du PIB durant deux trimestres consécutifs. "Mais je pense que nous avons un nombre de réformes qui vont entrer en vigueur maintenant, qui vont nous mettre dans le bon sens", a-t-elle assuré. Elle a estimé que les conditions "fin 2008-début 2009" seraient "plus favorables", s'attendant à "un rebond"....
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Les prix du pétrole ont fini à leur niveau le plus bas depuis mi-avril, mardi 12 août, à New York, après la confirmation du recul de la demande. Le prix du baril a clôturé à 113,01 dollars, en baisse de 1,44 dollars par rapport au cours de lundi. C'est le taux le plus bas depuis le 15 avril. Cette baisse survient, alors que la Russie a annoncé la fin de ses opérations militaires en Géorgie, le lieu où transite le brut, exploité de la mer Caspienne, vers l'Europe. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le prix du baril de "light sweet crude" pour livraison en septembre, a clôturé à 113,01 dollars, en baisse de 1,44 dollar par rapport à son cours de clôture de lundi. C'est le prix le plus bas, depuis le 15 avril....
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L'indice des prix à la consommation des ménages a diminué en juillet après des hausses de 0,4% en juin et de 0,5% le mois précédent. Sur un an, les prix ont progressé de 3,6%. L'indice des prix à la consommation des ménages a diminué de 0,2% en juillet après des hausses de 0,4% en juin et de 0,5% le mois précédent, selon les chiffres publiés par l' INSEE mardi 12 août. Dans son communiqué, l'Institut national de la Statistique et des Etudes économiques précise que sur un an, les prix ont progressé de 3,6%, inchangé par rapport au mois précédent....
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Les cours pâtissent du redressement continu du billet vert qui dissuade les investisseurs étrangers d'acheter des matières premières pour se protéger contre l'inflation. Le prix du baril a chuté de 32 dollars en un mois. Les prix du pétrole sont tombés sous le seuil des 115 dollars, lundi 11 août, à l'ouverture à New York, pâtissant du redressement continu du dollar, qui dissuade les investisseurs étrangers d'acheter des matières premières pour se protéger contre l'inflation. Vers 13H15 GMT, le baril de "light sweet crude" pour livraison en septembre valait 114,66 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), en baisse de 54 cents par rapport à son cours de clôture vendredi. Le billet vert s'échangeait aux alentours de 1,49 dollar pour un euro lundi, contre 1,50 vendredi soir. Une revalorisation du dollar est de nature à dissuader les investisseurs hors zone dollar, qui se portent souvent à l'achat sur les matières premières pour protéger la valeur de leur portefeuille quand le dollar s'effrite....
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Les indicateurs d'inflation et de ralentissement de l'activité ne cessent de se multiplier dans la zone euro. Alors que l'on attend cette semaine l'annonce des chiffres de la croissance des deux principales économies de la zone euro, la France et l'Allemagne, les données qui tombent ce lundi matin ont de quoi inquiéter sur la santé de l'économie européenne, prise en tenaille par un ralentissement de la croissance et une accélération de l'inflation. De quoi nourrir le spectre de la "stagflation", assassine pour l'économie. Ainsi, la France a affiché un recul de la production industrielle en juin (-0,4%) ce qui donne une baisse de 1,4% sur l'ensemble du deuxième trimestre. De son côté, l'Allemagne subit une envolée des prix de gros, + 9,9% en juillet, soit le taux de progression le plus élevé depuis novembre 1981. En juin, la hausse avait atteint 8,9%, après 8,1% en mai....
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