Président de la commission des Finances du Sénat, Jean Arthuis va demander à Eric Woerth de simuler les effets financiers d'une suppression de l'impôt sur la fortune et du bouclier fiscal, ainsi que l'instauration d'une cinquième tranche d'impôt sur le revenu, pour les revenus supérieurs à 100.000 euros annuels. Simplifier la taxation des hauts revenus, sans dégrader les comptes de l'Etat : c'est l'objectif que poursuit le président de la commission des Finances du Sénat, Jean Arthuis, qui défend une suppression de l'impôt sur la fortune (ISF) et du bouclier fiscal, en même temps que l'instauration d'une cinquième tranche d'impôt sur le revenu pour les foyers les plus aisés. Le sénateur centriste de la Mayenne s'apprête à envoyer un courrier à Eric Woerth, ministre du Budget et des Comptes publics, pour savoir de quelle manière la réforme pourrait être mise en oeuvre sans coûter un seul centime à l'Etat. La direction de la législation fiscale va produire des simulations, avant l'été, qui permettront d'alimenter le débat sur le budget 2010, cet automne....
La réduction d'impôt sur la fortune pour un investissement réalisé en direct dans une PME est égale à 75% du montant versé, dans la limite de 50.000 euros. Une bonne manière de réduire ou d'annuler son ISF. La réduction d'impôt pour un investissement en direct dans une PME est égale à 75% du montant versé, dans la limite de 50.000 euros. Pour bénéficier de la réduction maximale d'ISF, il faut verser 66.667 euros par an dans une PME éligible (réalisant un chiffre d'affaires de moins de 50 millions d'euros et ayant son siège en France ou dans un état membre de l'Union Européenne). Autrement dit, un patrimoine de l'ordre de 5,5 millions d'euros est alors totalement dispensé de payer l'ISF....
Les fonds communs de placement Innovation (FCPI), les fonds d'investissement de proximité (FIP) et les fonds communs de placement à risques (FCPR) permettent de profiter d'une réduction d'ISF tout en investissant dans les PME dynamiques. Retrouvez nos tableaux comparatifs. Les fonds communs de placement Innovation (FCPI), les fonds d'investissement de proximité (FIP) et les fonds communs de placement à risques (FCPR) donnent droit à une réduction d'impôt sur la fortune dans la limite de 20.000 euros par an. Réduire ou annuler son ISF Les FCPI et FIP permettent une double réduction d'impôt : - une réduction de l'impôt sur la fortune dans la limite de 20.000 euros par foyer fiscal, - une réduction de l'impôt sur le revenu dans la limite de 3.000 euros pour une personne seule et 6.000 euros pour un couple. Les FCPI et FIP "ISF" disposent de 2 ans pour investir les fonds récoltés, ce qui laisse le choix des investissements. A l'inverse, la plupart des holdings "ISF" qui offrent des réductions d'impôts supérieures aux FCPI et FIP doivent investir les capitaux récoltés avant le 15 juin 2009....
Comme l'an dernier, les contribuables passibles de l'impôt sur la fortune vont pouvoir réduire ou annuler leur dû, à condition d'investir dans des PME. Pour ce faire, trois possibilités : l'investissement en direct, l'investissement via une société holding ou via un fonds (FCPI, FIP ou FCPR). Investir dans des entreprises permet de réduire son ISF. Aujourd'hui, il existe trois possibilités pour réduire ou annuler son ISF en investissant dans des PME. Souscrire des parts de FCPI, FIP ou FCPR Fonds commun de placement innovation (FCPI), fonds d'investissement de proximité (FIP) et fonds commun de placement à risque (FCPR) vous donnent la possibilité d'obtenir une réduction d'ISF égale à 50% des versements effectués, dans la limite de 20.000 euros. Certaines règles doivent être respectées par ces fonds qui, pour être éligibles au dispositif, doivent investir une quote-part de leur actif dans des sociétés de moins de 5 ans....
Le plafond des sommes donnant droit à une réduction d'ISF, en cas d'investissement dans une PME, devrait être relevé de 50.000 à 100.000 euros. Afin de soutenir les entreprises, le plafond des sommes donnant droit à une réduction d'ISF, en cas d'investissement dans une PME, devrait être relevé de 50.000 à 100.000 euros. « Depuis longtemps réclamée, cette mesure a enfin été acceptée sur le principe par le chef de l'État », affirme le député UMP Jean-Michel Fourgous. Adopté en août 2007, le dispositif ISF PME offre aux 566.000 assujettis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) recensés en 2008 la possibilité de réduire leur facture fiscale à hauteur de 75 % (pour l'investissement direct, ou 50 % via une intermédiation), dans une limite fixée jusqu'à présent à 50.000 euros. En 2008, cette mesure, dont ont bénéficié 73.000 foyers, leur faisant économiser 9.010 euros en moyenne, a drainé 1,1 milliard d'euros vers les PME. Pour l'État, le manque à gagner fiscal s'est élevé à 660 millions d'euros. Source: la Tribune...
Maudit bouclier fiscal qui pourrit la vie du gouvernement. Lors de la révision du budget, il a encore fallu subir la fronde d'une partie de l' UMP et de l'opposition contre ce "cadeau aux riches" de 458 millions d'euros. En revanche, peu d'hommes politiques, même à gauche, stigmatisent les 2 milliards d'euros d'allégements d'impôts sur les donations et les successions, votés à l'été 2007. "C'est une mesure populaire, y compris auprès des familles qui ont peu de patrimoine", confie le député UMP Pierre Méhaignerie. "Elle permet de compenser les dégâts de l'ISF que l'on n'ose pas supprimer." Pourtant, cette imposition allégée suscite les critiques de nombreux économistes. Tout d'abord, l'héritage reproduit les inégalités. Les enfants de cadres qui déclarent avoir reçu un legs de plus de 60 000 euros sont quatre fois plus nombreux que les enfants d'ouvriers. Réduire les droits de succession favorise mécaniquement les classes aisées, d'autant que la réforme des donations leur donne un moyen supplémentaire de s'exonérer de l'impôt: chaque enfant bénéficie d'un abattement de 150 000 euros tous les six ans. "Un couple de 60 ans avec deux enfants peut ainsi donner 3 millions d'euros avant d'atteindre l'âge de 90 ans", pointe Alain Trannoy, chercheur à l'Ehess....
Le ministre du Budget défend la mesure-symbole du chef de l'Etat, alors que des voix dans la majorité demandent un assouplissement du dispositif. Le bouclier fiscal a bénéficié à 14.000 foyers pour un coût total de 458 millions d'euros, selon le bilan du ministère de l'Economie. Le gouvernement français maintiendra le bouclier fiscal malgré les voix qui s'élèvent au sein de la majorité pour mettre à contribution les hauts revenus en signe de solidarité face à la crise économique, a déclaré le ministre du Budget Eric Woerth, mardi 17 mars sur Europe 1. "Il y a deux ans, on a arrêté le bouclier fiscal à 50%. On ne va pas changer d'avis tous les quatre matins (...) Bien sûr, on maintient le bouclier fiscal", a-t-il affirmé. Le ministre du Budget répondait ainsi aux voix dans la majorité qui ont demandé, lundi, de revenir sur la mesure-symbole de la politique budgétaire sarkozyste qui limite l'impôt à 50% des revenus, deux jours avant l'examen du collectif budgétaire actant la récession. Selon un bilan du dispositif réalisé par le ministère de l'Economie et cité par Les Echos et Le Figaro mardi 17 mars, ce sont quelque 14.000 foyers fiscaux qui ont bénéficié d'un remboursement en 2008 au titre du bouclier fiscal plafonnant l'impôt à 50% des revenus, pour un coût total de 458 millions d'euros....
Près de 566.000 foyers sont assujettis à l'Impôt de solidarité sur la fortune en 2008, soit 7,2% de plus qu'en 2007. Le produit de l'impôt a pourtant baissé en raison notamment en raison du système de réduction mis en place pour investir dans les PME. Le nombre de foyers assujettis à l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) a grimpé de 7,2% en 2008 par rapport à 2007, mais le produit de l'impôt a baissé notamment en raison du système de réduction mis en place pour investir dans les PME, selon des chiffres de Bercy. Quelque 565.966 foyers déclarant plus de 770.000 euros (sur 33 millions de contribuable) ont payé l'ISF, qui a rapporté 3,81 milliards d'euros en 2008, contre 4,03 milliards en 2007, selon des chiffres communiqués lundi par le ministère du Budget, confirmant des informations du Figaro. Chaque foyer a payé en moyenne 6.732 euros contre 7.637 en 2007. Le nombre de foyers redevables s'élevait en 2003 à 296.795. Leur nombre a donc augmenté de 90,7% en cinq ans....
La contribution de 1,1 % prélevée sur les revenus du capital pour financer le revenu de Solidarité active (RSA) ne sera pas exclue du bouclier fiscal, et donc, en pratique, ne pénalisera pas ceux qui bénéficient du dit-bouclier. Cette disposition n'enlève rien au caractère injuste de cette taxe, ni à la propension du gouvernement à tout taxer… y compris les petites cuillères. Savez-vous en revanche que les bénéficiaires du bouclier fiscal sont incités à l’égoïsme et à l’incivisme ? En effet, le mécanisme de son application est le suivant : le contribuable procède au total des impôts acquittés l’année précédente et, si ce total excède 50 % de son « revenu global » (imposable ou non imposable), il est remboursé de l’excédent. Le « revenu global » est une constante ainsi que, par conséquent, les 50 % qui constituent le bouclier fiscal. Or, si ce contribuable a bénéficié d’une réduction d’impôt pour « emploi salarié à domicile » et pour « dons aux œuvres », l’ISF dont il est redevable, augmente d’autant, en vertu des vases communicants. L’État retire ainsi ce qu’il lui avait accordé. Il en résulte que ces contribuables peuvent être tentés de faciliter le travail « au noir », et de refuser d’offrir des dons aux organismes de bienfaisance… sauf le bon cœur de chacun, sachant que « donner aux pauvres c’est prêter à Dieu, donner à l’État (ou à M. Bernard Tapie) c’est prêter à rire »....
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, avait évoqué la possibilité d'un allègement de l'impôt de solidarité sur la fortune, arguant que "l'imposition du patrimoine (est en France) bien supérieure à la moyenne européenne". Le Premier ministre, François Fillon, affirme lundi 1er septembre qu'une nouvelle réforme de l'Imposition de solidarité sur la fortune (ISF) n'est "pas à l'ordre du jour". "Il n'y a pas de réforme de l'ISF à l'ordre du jour", a assuré François Fillon, interrogé sur Europe 1, sur la réforme de cet impôt envisagée par sa ministre de l'Economie, Christine Lagarde. "Nous avons fait une réforme de l'ISF qui est une réussite", a déclaré le Premier ministre, citant notamment le "bouclier fiscal à 50%". "Le président de la République a souhaité que ce bouclier fiscal soit renforcé en utilisant le mode déclaratif, on n'ira pas plus loin", a tranché le chef du gouvernement. Lors du même entretien, François Fillon a par ailleurs dit espérer "un peu plus de 1%" de croissance en 2008...
548000 foyers ont payé l'ISF en 2008 (+ 5,8% par rapport à 2007) mais les recettes de l'impôt sur la fortune baissent de 5,3% à 3,75 milliards d'euros pour 3,96 milliars d'euros l'année dernière à la même période. (source ministère du Budget) Le ministère précise aussi qu'en raison des nouvelles mesures contenues dans la loi en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat votée en 2007, 92.000 foyers redevables de l'ISF ont bénéficié de réductions d'impôts pour investissement dans un PME ou pour don à un organisme d'intérêt général. Le montant total de ces réductions serait de 656 millions d'euros, après application des plafonds de réductions. Aucune donnée n'est pour l'instant disponible sur les effets des investissements sur les PME ou dons à des organismes d'intérêt général ni sur le fait (ou pas) que des contribuables "riches" soient revenus en France, conformément à la théorie de l'UMP pendant les élections. Personne n'a calculé pour le moment aussi si il y avait MOINS de "gros" riches en France depuis 1 an. Si l'impôt sur la fortune ne rapporte pas grand chose par rapport aux passions qu'il déclenche, l'examen de la population qui le paie et de sa composition est très révélateur de l'état économique du pays et de son dynamisme. C'est dommage que des données sur ce sujet ne soient pas disponibles car elles montreraient clairement si la France est en phase d'accélération économique ou au contraire de ralentissement. Mychèle Daniau AFP ¦ Présentation d'un formulaire de déclaration de...
Plus de 23 000 contribuables ont bénéficié d'un remboursement d'impôts en 2007, pour un montant moyen de 16 600 euros, dans le cadre du bouclier fiscal. En 2007, 23 179 demandes de remboursement au titre du bouclier fiscal ont été adressées à la Direction générale des impôts. Et selon le ministère du Budget , près de 3 700 demandes doivent encore être étudiées. Un chiffre en nette progression, alors que fin septembre 2007, seulement 3 487 demandes avaient été recensées. Un afflux qui s'explique par les quelque 70 000 courriers de relance du ministère du Budget auprès des contribuables. La restitution d'impôts s'élève ainsi à 222 millions d'euros, soit 16 623 euros par foyer fiscal, dont plus de 8 000 demandes pour un montant inférieur à 800 euros. Malgré cette hausse du nombre des demandes de restitution, ces chiffres restent loin du chiffre des bénéficiaires potentiels du bouclier fiscal identifiés par la DGI (93 000) et des 400 millions d'euros de restitution prévus en année pleine....
L' ancien judoka David Douillet à démenti hier l'information lancée par bakchich selon laquelle il figurerait sur la liste des 200 français détenteurs de comptes au Liechtenstein. Le ministère du Budget assure que David Douillet et les deux autres noms cités par le site Internet Bakchich, l'écrivain Michel Houellebecq et le photographe François-Marie Banier , ne figurent pas sur cette liste. David Douillet a quant à lui décidé de porter plainte pour diffamation "«Je n'ai pas de compte au Liechtenstein, ni nulle part ailleurs à l'étranger, a-t-il expliqué au Figaro. Tous mes comptes sont en France. Je vais déposer plainte pour diffamation contre ce site. » Toujours d'après Bakchich, François-Marie Banier aurait fait l'objet d'une enquête du fisc peu de temps après que le scandale du Liechtenstein n'éclabousse également la france. Bakchich aurait tenté de rentré en contact avec les personnalités mises en cause, l'agent littéraire de Houellebecq, François Samuelson, leur a répondu :« L’écrivain est résident fiscal irlandais depuis dix ans, les artistes ont une fiscalité favorable à Dublin, je ne vois pas pourquoi il s’emmerderait à posséder un compte au Liechtenstein ». Joint au téléphone, François-Marie Banier s’est dit « assez ahuri » de voir son nom apparaître ainsi et affirme que c’est « une erreur », il n’a jamais eu de compte bancaire du côté de Vaduz. De son côté Bakchich maintient la véracité de ses informations, recueillies auprès de deux sources différentes, à Bercy et à la Direction générale des impôts, tout en précisant qu'il est probable que les délits dont Douillet et...
Selon Backchich, David Douillet et Michel Houellebecq seraient dans la liste des français ayant un compte discret au Liechtenstein pour échapper au fisc ?!? Michel Houellebecq aurait donc appliqué à ses finances "la possibilité d'une île" ? En ce qui concerne David Douillet, on le croyait ruiné à la suite de ses investissements malheureux dans une affaire de tourisme .. Backchich cite aussi François Marie Barnier, un photographe de mode. L'info est à prendre avec des pincettes bien sûr puisque Bercy ne communiquera jamais la liste reçue d'Allemagne et que tout ceci sera connu dans une dizaine d'années avec un peu de chance.. Rappelons que Clearstream est aussi en train d'être enterré doucement par un procès qui a réussi à détourner l'attention de l'objet initial de l'affaire (le fait que Clearstream soit une banque anonyme avec des gens qui y ont des comptes, dans un territoire fiscal spécirfique, est maintenant complètement annexe ). A suivre donc.. très longtemps ... comme les patrimoines des politiques candidats à l'élection présidentielle dont on n'entend plus parler du tout......
La Commission européenne a autorisé mercredi 12 mars un volet du paquet fiscal approuvé par la France en 2007. Paquet fiscal qui offre une réduction de l'ISF pour les investissements effectués dans les PME, estimant que les distorsions de concurrence «seront limitées». Cette mesure permet de convertir à hauteur de 50000 euros par an les sommes dues au titre de l'ISF en investissement dans des PME. Le coût de ce dispositif est estimé à 445 millions d'euros pour 2008, mais devrait amener des investissements nouveaux dans des PME de l'ordre de 635 millions, a précisé la Commission européenne....
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