George Pauget, le patron opérationnel du groupe Crédit Agricole et président de la Fédération bancaire française (FBF) n'exclut pas que la banque verte, touchée de plein fouet par la tempête financière mais restée très discrète ces derniers jours, utilise les fonds que va mettre l'Etat français à destination des banques pour renforcer leur capitalisation.
George Pauget, le patron opérationnel du groupe Crédit Agricole et président de la Fédération bancaire française (FBF) a lâché un pavé dans la mare ce mardi.
Il a annoncé qu'il n'exclut pas que la banque verte, touchée de plein fouet par la tempête financière mais restée très discrète ces derniers jours, utilise les fonds que va mettre l'Etat français à destination des banques pour renforcer leur capitalisation. Il a souligné que les titres hybrides faisaient partie du refinancement normal des banques.
Le gouvernement a décidé de créer un fonds pouvant atteindre quarante milliards d'euros pour recapitaliser les banques qui en auraient besoin. Mais jusqu'à maintenant, seul était intervenu le cas Dexia, la banque franco-belge devant recevoir un milliard d'euros de l'Etat français (et deux milliards de la Caisse des dépôts).
Une autre banque pouvait paraître en difficulté, Natixis, voire l'une de ses maisons-mère, les Caisses d'Epargne, mais celles-ci ont décidé de se marier avec leur allié au sein de Natixis, les Banques Populaires ce qui doit, en théorie, éviter de faire appel aux fonds de l'Etat.
Mais l'on ne s'attendait pas forcément à ce que le Crédit Agricole postule pour bénéficier du soutien financier des pouvoirs publics.
Article extrait de LaTribune
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