C'est la deuxième année de suite que la Cour des comptes refuse, dans une indifférence quasi générale, d'avaliser les résultats de deux caisses de la Sécurité sociale, celle de l'assurance-vieillesse et celle des allocations familiales.
Pour ce bras d'honneur adressé à Eric Woerth, les magistrats de Philippe Séguin ne prennent pas de gants. "La Cour, écrivent-ils, n'est pas en mesure de certifier que les comptes annuels de la Caisse nationale d'assurance-vieillesse sont réguliers, sincères."
Les magistrats pointent du doigt une tenue des dossiers qu'ils jugent un brin relâchée. Environ 5,7% des "liquidations" des pensions de retraite comportent, selon eux, "une erreur de portée financière" qui affecte tantôt leur montant, tantôt leur date d'entrée en jouissance. Même constat désabusé pour les allocs, avec plus de 4% d'erreurs dans les dossiers. Au total, ces bourdes représentent plus de 1,6 milliard d'euros. Toutefois, les magistrats se disent incapables de préciser qui, des assurés ou de la Sécu, en bénéficie.
Si l'on en croit la Cour, la gestion des caisses de Sécu a, de fait, des côtés bohèmes. Par exemple, sa branche vieillesse ne peut apporter aucune garantie sur la fiabilité des données qui lui sont transmises par les organismes sociaux. Elle cite même en exemple la récente bévue de l'Unedic qui a fait cadeau de 50 jours à certains chômeurs devenus retraités. Il y a mieux: les données fournies par les employeurs ne sont jamais vérifiées. Si l'envie prend à un patron de faire une fleur à ses employés âgés, il peut, sans risque, déclarer un salaire plus élevé que celui versé réellement. Encore un acquis social qui risque de disparaître.
source: le Canard enchainé
Pour ce bras d'honneur adressé à Eric Woerth, les magistrats de Philippe Séguin ne prennent pas de gants. "La Cour, écrivent-ils, n'est pas en mesure de certifier que les comptes annuels de la Caisse nationale d'assurance-vieillesse sont réguliers, sincères."Les magistrats pointent du doigt une tenue des dossiers qu'ils jugent un brin relâchée. Environ 5,7% des "liquidations" des pensions de retraite comportent, selon eux, "une erreur de portée financière" qui affecte tantôt leur montant, tantôt leur date d'entrée en jouissance. Même constat désabusé pour les allocs, avec plus de 4% d'erreurs dans les dossiers. Au total, ces bourdes représentent plus de 1,6 milliard d'euros. Toutefois, les magistrats se disent incapables de préciser qui, des assurés ou de la Sécu, en bénéficie.
Si l'on en croit la Cour, la gestion des caisses de Sécu a, de fait, des côtés bohèmes. Par exemple, sa branche vieillesse ne peut apporter aucune garantie sur la fiabilité des données qui lui sont transmises par les organismes sociaux. Elle cite même en exemple la récente bévue de l'Unedic qui a fait cadeau de 50 jours à certains chômeurs devenus retraités. Il y a mieux: les données fournies par les employeurs ne sont jamais vérifiées. Si l'envie prend à un patron de faire une fleur à ses employés âgés, il peut, sans risque, déclarer un salaire plus élevé que celui versé réellement. Encore un acquis social qui risque de disparaître.
source: le Canard enchainé





