Question à 1 euro: quel est le paradis fiscal le plus fréquenté par les grandes entreprises françaises? Réponse : la Grande-Bretagne, qui, selon les calculs du mensuel "Alernatives économiques", a attiré 30,3% du total de leurs implantations.
Le palmarès se poursuit ainsi: Pays-Bas 17,3%, Suisse 11,4%, Luxembourg 9,7%, etc...
Sur cette lancée, le mensuel a aussi établi le classement des sociétés françaises en fonction du nombre de filiales, dans ces pays à la législation plus que laxiste et à la fiscalité presque inexistante. Numéro un: BNP Paribas, suivi de LVMH, Schneider, Crédit agricole, PPR, Banque populaire et France Télécom. Entreprises privées ou parapubliques, toutes y ont des filiales souvent en nombre élevé: 189 pour la BNP, 47 pour Danone, 39 pour Peugeot ou 16 pour Renault. Seule la banque postale ne possède qu'une filiale de ce type. Une erreur, pire, une faute à réparer au plus vite.
Pour justifier ces présences, les dirigeants des banques ou des entreprises françaises avancent tous les même arguments, résumés ainsi:
"Elles s'installent dans les centres financiers offshore pour y faire la même chose que leurs consoeurs internationales: payer moins d'impôts, faire fructifier discrètement au moindre coût fiscal le patrimoine des personnes aisées, gérer les salaires de leurs cadres à haut niveau en dehors du regard du fisc et accompagner les stratégies internationales des multinationales."
A quoi il convient d'ajouter que certains de ces paradis ont su créer des services uniques au monde: faire enregistrer une "société écran" à Londres coûte 250 euros et prend vingt-quatre heures, et la Suisse a su devenir la première place mondiale pour le commerce des matières premières. Alors évidemment !
A ce petit jeu pourtant, les Français ne sont pas les plus habiles. Les banques françaises y comptent beaucoup moins de filiales que leurs concurrents anglo-saxons. C'est dire s'il fallait être optimiste pour croire que le sommet londonien du G20, il y a tout juste trois semaines, allait - parole de Sarkozy ! - assassiner les paradis fiscaux.
Source: le Canard Enchainé
Le palmarès se poursuit ainsi: Pays-Bas 17,3%, Suisse 11,4%, Luxembourg 9,7%, etc...Sur cette lancée, le mensuel a aussi établi le classement des sociétés françaises en fonction du nombre de filiales, dans ces pays à la législation plus que laxiste et à la fiscalité presque inexistante. Numéro un: BNP Paribas, suivi de LVMH, Schneider, Crédit agricole, PPR, Banque populaire et France Télécom. Entreprises privées ou parapubliques, toutes y ont des filiales souvent en nombre élevé: 189 pour la BNP, 47 pour Danone, 39 pour Peugeot ou 16 pour Renault. Seule la banque postale ne possède qu'une filiale de ce type. Une erreur, pire, une faute à réparer au plus vite.
Pour justifier ces présences, les dirigeants des banques ou des entreprises françaises avancent tous les même arguments, résumés ainsi:
"Elles s'installent dans les centres financiers offshore pour y faire la même chose que leurs consoeurs internationales: payer moins d'impôts, faire fructifier discrètement au moindre coût fiscal le patrimoine des personnes aisées, gérer les salaires de leurs cadres à haut niveau en dehors du regard du fisc et accompagner les stratégies internationales des multinationales."
A quoi il convient d'ajouter que certains de ces paradis ont su créer des services uniques au monde: faire enregistrer une "société écran" à Londres coûte 250 euros et prend vingt-quatre heures, et la Suisse a su devenir la première place mondiale pour le commerce des matières premières. Alors évidemment !
A ce petit jeu pourtant, les Français ne sont pas les plus habiles. Les banques françaises y comptent beaucoup moins de filiales que leurs concurrents anglo-saxons. C'est dire s'il fallait être optimiste pour croire que le sommet londonien du G20, il y a tout juste trois semaines, allait - parole de Sarkozy ! - assassiner les paradis fiscaux.
Source: le Canard Enchainé





