Mediapart révèle que, selon des témoins, une "combine" de fausses factures à Téléshopping aurait pu apporter un financement à la campagne de Nicolas Sarkozy. Dans une affaire d'escroquerie à Téléshopping, société de télé-achat de TF1, les noms de Nicolas Sarkozy et de l'un de ses fils, Pierre Sarkozy, "apparaissent à plusieurs reprises dans le dossier de fausses factures", rapporte le site Mediapart. Dans l'enquête, "plusieurs mis en examen assurent que les fonds détournés ont servi à financer illicitement la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007", note le journal en ligne. Reste que "les déclarations des protagonistes doivent être prises avec la plus grande prudence", précise-t-il. 4 millions d'euros "pour la campagne de Sarkozy" Toutefois, d'après des écoutes téléphoniques, il est avéré qu'il existe d'étroits liens entre "Pierre Sarkozy, producteur de musique, et l'un des mis en examen, un certain Pierre Mbarga Ebelle". En 2007, les enquêteurs du parquet de Versailles (Yvelines) ont découvert un réseau d'escrocs spécialisés dans la fausse facturation à grande échelle, aboutissant à la mise en examen d'une dizaine de personnes pour "faux et usage, escroquerie en bande organisée, blanchiment en bande organisée". Il apparait que l'entreprise de télé-achat Téléshopping (constituée partie civile) a...
Cela fait maintenant dix mois que deux pandores montent la garde, jour et nuit, devant le domicile d'un des personnages les plus considérables de la République, Christian Clavier. C'est la suite d'un drame qui remonte au mois d'aout dernier. Dans la chaleur de l'été, quelques "natios" corses goguenards osent fouler le gazon entourant le faux mas bling bling de l'acteur Christian Clavier, ami personnel de Sarkozy. Et l'un de ces énergumènes jette sans ménagement un bibelot dans sa piscine. Sarko ayant pris ce lâche attentat pour une attaque personnelle, le préfet, responsable de la sécurité dans l'île, est illico limogé, pour la plus grande joie des cagoulés à qui il menait la vie dure. Depuis, la gendarmerie veille, sans relâche. Combien a déjà couté cette protection du précieux gazon et de l'illustre piscine? Bizarrement, "la direction de la gendarmerie ne souhaite pas communiquer sur ce sujet. "Le Canard enchainé" a donc mené sa propre "enquête corse". Reprenons: deux gendarmes mobiles font le pied de grue en permanence devant l'entrée du Sam'suffit de Clavier. Sachant que les gendarmes aussi ont droit, après huit ou dix heures de garde, d'aller dormir, de tomber malade ou de partir en permission, deux postes fixes mobilisent six hommes à plein temps. Chiffre officiel concédé par les chafs pandores. En fait, pour parer à tout imprévu, un poste équivaut putôt à quatre emplois. Ces huits fonctionnaires dévoués sont épaulés par trois éléments du "détachement de renfort et d'intervention" qui déambulent dans les parages. Soit, selon le...
L'association de consommateurs porte plainte pour "pratique commerciale trompeuse" concernant la commercialisation des actions de Natixis et du produit financier de placement Doubl'ô. L'association de consommateurs UFC-Que Choisir a annoncé mardi 9 juin qu'elle a déposé une plainte auprès du tribunal de grande instance (TGI) de Paris dénonçant les pratiques du groupe Caisse d'Epargne en matière de commercialisation des actions de sa filiale Natixis et du produit financier de placement Doubl'ô. L'association dénonce une "pratique commerciale trompeuse" portant sur la commercialisation du produit Doubl'ô, selon une juriste de l'UFC-Que Choisir. Doubl'ô est un fonds commun de placement (FCP), commercialisé en 2001 et...
Le bug informatique qui a conduit à attribuer pendant vingt-cinq ans des trimestres gratuits de cotisation retraite à plus de 8 millions de salariés va coûter quelques 2,5 milliards à la Sécu. Soit une demi-année de déficit de l'Assurance-vieillesse. C'est ce que révèle un prérapport confidentiel que viennent de recevoir Eric Woerth, ministre du Budget, et son collègue du travail Brice Hortefeux. Ce document, rédigé par les Inspections générales des finances et des affaires sociales, raconte l'histoire de ce bug hors de prix. En fait, une simple " erreur d'arrondi" ! L'affaire commence en 1983, quand l'Unedic, qui indemnise les chômeurs, et la Caisse nationale d'assurance-vieillesse (Cnav), qui gère leurs cotisations de retraite, décident d'informatiser leurs échanges. Selon le Code de la Sécu, un chômeur ayant été indemnisé pendant 50 jours par l'Unedic a droit à un trimestre de cotisations retraite aûprès de la Cnav. Pour prétendre à un deuxième trimestre de cotisation, il lui faut au moins 100 jours d'indemnisation. S'il a été indemnisé 99 jours, il n'a droit qu'à un trimestre. C'est clair: on arrondit la durée d'indemnisation à la cinquantaine inférieure. Mais les...
Selon une porte-parole de la banque, le président d'honneur aura pendant un an à sa disposition un "chauffeur, une voiture, un bureau et une secrétaire afin de tenir compte des conséquences liées à ses fonctions antérieures". Une porte-parole de la Société Générale a indiqué mercredi 6 mai que Daniel Bouton, nommé président d'honneur de la banque, bénéficiera pendant un an d'avantages en nature. La parole-parole a précisé que Daniel Bouton aura à sa disposition un "chauffeur, une voiture, un bureau et une secrétaire". Elle a cependant expliqué que le président d'honneur n'aura pas droit à des notes de frais. La porte-parole a précisé que Daniel Bouton aura droit à ces avantages "pendant...
Le directeur général de la banque a été promu président du conseil d'administration en remplacement de Daniel Bouton, démissionnaire à la suite d'une série de scandales retentissants. Frédéric Oudéa va remplacer Daniel Bouton à la présidence du conseil d'administration de la Société Générale dont il est déjà directeur général, a annoncé le groupe mercredi 6 mai dans un communiqué. PDG depuis 1997, Daniel Bouton avait cédé la direction générale à Frédéric Oudéa après le tollé suscité par l'affaire Kerviel, ne gardant que la présidence du groupe. Assurant vouloir "protéger" la banque, il avait annoncé mercredi dernier qu'il démissionnait, espérant ainsi "ramener la sérénité" dans un établissement...
Le président démissionnaire de la banque ne percevra en revanche aucune indemnité de départ. Daniel Bouton, le président démissionnaire de la Société Générale, a indiqué mercredi 29 avril qu'il percevrait une retraite de 730.000 euros par an à compter d'avril 2010. Il ne touchera en revanche aucune indemnité de départ. Daniel Bouton a dit mercredi qu'il avait démissionné de la banque et que son successeur serait élu le 6 mai. Interrogé par le Figaro sur le montant de son indemnité de départ, il a répondu: "zéro". En dépit de ce départ anticipé, Daniel Bouton, qui est âgé de 59 ans, pourra ...
Le président de la Société Générale, Daniel Bouton , "cible d'attaques incessantes", veut "protéger la banque". "J'ai certainement commis des erreurs et j'ai pu être maladroit", concède-t-il. Daniel Bouton, président de la Société Générale, a annoncé mercredi 29 avril sa démission. "J'ai en effet remis ma démission. Le conseil d'administration élira le 6 mai prochain un nouveau président", déclare Daniel Bouton dans une interview au Figaro. "Je fais le choix de m'en aller maintenant pour protéger la banque", affirme-t-il. "Je suis devenu la cible d'attaques incessantes qui finissent par nuire à cette entreprise à laquelle je suis très attaché", poursuit-il. "Comme tout dirigeant, j'ai certainement commis des erreurs et j'ai pu être maladroit, je le reconnais", concède Daniel Bouton. "Mais les critiques dont je suis la cible me sont devenues insupportables et il faut pour la...
Une des plus grandes banques françaises, la Société Générale (SG), pourrait enregistrer entre 5 et 10 milliards d'euros de nouvelles pertes en raison d'investissements hasardeux réalisés par un département de sa filiale de gestion d'actifs (Sgam). Les dirigeants de la Société Générale démentent ces informations. Un nouveau scandale s’est déroulé à la Société générale, au vu et au su de tous. Jusqu’à présent, personne ne s’en est rendu compte, obnubilé par la perte de 4,9 milliards d’euros due aux opérations de Jérôme Kerviel. Pourtant, en toute discrétion et bien caché dans les annexes de ses comptes, un autre fiasco de quelque 5 milliards d’euros est reconnu par la banque. Un trou qui devrait encore s’agrandir. Même si, jusqu’à aujourd’hui, la banque n’a enregistré «que» 1,2 milliard d’euros de pertes, la facture finale pourrait atteindre les 10 milliards. Cette fois-ci, le responsable de cette perte colossale n’est pas un trader isolé, mais un département tout entier de la filiale de gestion d’actifs de la banque, Société générale Asset Management (Sgam). Qui a été laissé libre de spéculer grâce à une direction soit complice, soit défaillante. Multipliant par le passé les...
En vertu du décret paru mercredi au Journal officiel, banques, filière automobile et entreprises aidées par l'Etat sont interdites de retraites chapeaux jusqu'en 2010. Les retraites chapeaux sont désormais interdites jusqu'en 2010 dans les entreprises ayant bénéficié d'une aide de l'Etat. En vertu du décret paru mercredi 22 avril au Journal officiel, "dans les entreprises qui ont conclu une convention" avec l'Etat (banques, filière automobile), "la création de régimes de retraite à prestations définies" (retraites chapeaux ), "au bénéfice du président du conseil d'administration, du directeur général, des directeurs généraux délégués, des membres du directoire, du président du conseil de surveillance ou des...
Au bord de la faillite, Dexia a été sauvée grâce à l'injection de 6,4 milliards d'euros par les Etats français et belge. L'administrateur délégué avait officiellement renoncé à son indemnité de départ. Selon un rapport annuel publié lundi 20 avril, Axel Miller, l'ex-patron de la banque franco-belge Dexia, a reçu une indemnité de départ de 825.000 euros après avoir annoncé fin septembre sous la pression du gouvernement français, qu'il ne demanderait aucun dédommagement suite à sa démission. Outre cette indemnité, Axel Miller a perçu 636.500 euros en 2008 au titre de son salaire fixe sur 9 mois, selon le rapport. Sous la pression du gouvernement français, qui avait menacé de ne pas débloquer l'argent nécessaire au sauvetage de la banque, Axel Miller avait officiellement renoncé, fin septembre, à l'indemnité de 3,7 millions d'euros initialement prévue en cas de départ. "Je ne demanderai pas le paiement d'indemnités de départ", avait-il alors déclaré dans un communiqué....
Membre du directoire de Natixis de mi-février à fin novembre 2008, avant de démissionner fin novembre, Jean-Pascal Beaufret a perçu 1,3 million d'euros lors de son passage au sein de la banque, dont 500.000 euros de prime d'arrivée, selon le rapport annuel de l'établissement. Une porte-parole de Natixis a indiqué à l'AFP que l'indemnité "pour préjudice", consécutive à la rupture du contrat de travail de M. Beaufret, fixée à six mois de salaire annuel, se monte à 300.0000 euros. Elle a ajouté qu'une disposition prévoyait initialement qu'en cas de son éviction du directoire, M. Beaufret pouvait bénéficier d'une indemnité équivalente à deux ans et demi de salaire, soit 1,5 million. Mais d'un commun accord avec la direction de Natixis, M. Beaufret a décidé de limiter son indemnité transactionnelle de départ à 300.000 euros....
Le groupe pétrolier refuserait de déclarer à l'Urssaf 400 de ses salariés, liés à sa filiale suisse mais travaillant en France. Cela fait plusieurs mois que l'Urssaf demande à Total de déclarer en France 400 de ses salariés, affectés au centre Jean-Féger de Pau mais rattachés à la filiale suisse Total Gestion International, affirme le journal Sud-Ouest du jeudi 5 février. Selon le quotidien, les services de contrôle de l'Urssaf ont reproché à Total un "détournement de procédure", dans un rapport datant du mois de mai dernier, censé rester confidentiel. L'organisme de recouvrement des charges sociales, évoquant "l'Eldorado social suisse", a mis en évidence que "les salariés en cause sont recrutés par cette société suisse dans le but d'être envoyés en France"....
Distribués par milliards, et pas seulement aux dirigeants, ces primes ne répondent à aucune règle connue, et poussent les traders à la faute. Et si les bonus des patrons de banques françaises, qui ont donné lieu à une tragi-comédie à la Sarkozy, ne constituaient que la partie émergée de l'iceberg ? C'est la question que les banquiers, comme le gouvernement, ont pris soin de ne pas poser. Aujourd'hui, dans le monde financier tel qu'il fonctionne, les bonus les plus élevés ne sont pas ceux des pédégés ou des directeurs généraux mais ceux, moins visibles, que touchent leurs traders qui opèrent dans les salles des marché. Le bonus du directeur général de BNP Paribas, Baudouin Prot, qui aurait dû...
Alors qu'il passe Noël et le nouvel an loin de la France, au Brésil, une nouvelle dépense de Nicolas Sarkozy aux frais du contribuable risque de faire du bruit. On savait déjà que dans sa quête de reconnaissance, Nicolas Sarkozy voulait un avion comme les grands, comme les américains. Il s'est donc fait payer par le ministère de la défense, pour plus de 200 millions d'euros, un avion comme celui du Président des USA. Le Chef d' Etat-Major de l' Armée de Terre a voulu peut-être être ironique quand il a dit lors de son audition par l'assemblée nationale qu'il ne demandait pas 100 millions supplémentaires car il connaissait la situation du pays ...alors même que les soldats français en Afghanistan sont sous-équipés .. Nicolas Sarkozy en a donc aussi profité pour demander 2 Falcon 7X, les derniers nés des jets de Dassault mais le problème était que de nouveaux modèles n'étaient pas disponibles avant longtemps. C'est donc un bon ami du président de la République, Vincent Bolloré, qui a cédé sa place en liste d'attente du 7X pour que Nicolas Sarkozy puisse avoir son joujou. Les militaires qui devaient signer la facture ont donc pu remplir l'ordre présidentiel avec quelques ajouts comme par exemple une machine à café à 25000 euros ! On ne sait pas si c'est Carla Bruni qui a choisi la cafetière mais on espère que pour ce prix, Nicolas Sarkozy va pouvoir faire le malin devant les autres chefs d' état et que sa frénésie...
L' Autorité des marchés financiers a affirmé que "8% du risque concerne des OPCVM distribués au grand public", soit environ 40 millions d'euros. Une centaine de fonds d'investissement français au total sont concernés, mais "à ce jour", l'AMF "n'a pas identifié de fonds français directement touchés par l'affaire", rappelle l'Autorité. L'Autorité des marchés financiers a donc demandé à toutes les sociétés de gestion dont les fonds sont concernés de "prévenir sans délai leurs clients de façon individuelle et de diffuser également l'information sur leur site internet". "92% de l'exposition", évaluée au total à quelque 500 millions d'euros par l'AMF, "se concentrent sur des OPCVM qui n'ont pas été distribués au grand public", a précisé cette institution, dans un communiqué. Ce chiffre se décompose de la façon suivante: 66% pour des "fonds destinés à une clientèle fortunée" et 26% pour des "fonds distribués à des investisseurs institutionnels ou à une clientèle restreinte", poursuit le communiqué. Jouyet rassure les épargnants Aucun petit épargnant français ne voit ses économies menacées par la fraude Madoff, avait cependant assuré un peu plus tôt Jean-Pierre Jouyet, le nouveau président de l'AMF. "Cela ne porte que sur des investisseurs avisés, professionnels, qui disposent en général de fortunes...
La BNP Paribas, la Société Générale, le Crédit Agricole et Natixis vont être indirectement touchées par la fraude du célèbre courtier de Wall Street. Plusieurs banques françaises ont annoncé dimanche 14 et lundi 15 décembre qu'elles étaient touchées par l'escroquerie du gérant de fonds américain Bernard Madoff. La banque BNP Paribas a annoncé dimanche qu'elle pourrait perdre 350 millions d'euros dans l'affaire. Elle a souligné qu'elle n'avait pas investi directement dans les fonds spéculatifs du gérant mais qu'elle était exposée via "ses activités de marchés" et les prêts qu'elle a accordés à certains fonds qui ont en revanche investi dans les "hedge funds" (fonds spéculatifs) de Madoff. "Si la valeur des actifs de ces derniers était totalement anéantie, la perte de BNP Paribas pourrait s'élever à 350 millions d'euros", a affirmé BNP Paribas. Société Générale et Natixis La banque française Société Générale est, elle aussi, touchée par l'escroquerie du gérant de fonds américain. Elle a évalué les pertes lundi "à moins de 10 millions d'euros". Natixis, filiale des groupes Caisse d'Epargne et Banque Populaire, a annoncé également qu'elle pourrait...
Avec la crise, elles gagnent davantage sur les crédits: leurs prêts sont plus chers, leurs emprunts meilleur marché. Enfin une bonne nouvelle ! C'est un très officiel document de la Banque de France qui l'annonce: depuis le déclenchement de la crise, à l'automne 2007, les banques ont vu exploser leurs marges sur les crédits qu'elles accordent aux clients ! Et ce dans tous les secteurs d'activité. Rendu public le 9 décembre, ce document, "Stat info", détaille d'abord pour chaque type de crédit - aux particuliers comme aux entreprises - les taux moyens pratiqués entre octobre 2007 et octobre 2008. Chacun connaît, bien sûr, le taux demandé par la banque. Moins connu est le prix moyen auquel les banquiers se sont refinancés. C'est à dire à quel taux ils ont eux-même emprunté de l'argent reprêté ensuite à leurs clients. Le document de la Banque de France donne cette passionnante précision. La différence entre les deux permet de calculer les marges brutes qu'encaissent les établissements financiers. Et celles-ci sont en pleine forme ( Voir le comparatif plus bas). Sur les crédits aux particuliers, la marge bancaire moyenne a augmenté de 3,75% pour les découverts et crédits revolving, et de 19% pour les crédits à la consommation. Dans l'immobilier, où elle était très faible, cette marge a bondi, en un an, de 486%....
Une information judiciaire sur la réorganisation du capital du groupe Wendel a été ouverte récemment par le parquet de Paris. Cette information judiciaire pour "abus de bien social et recel" a été ouverte le 13 novembre et confiée au juge financier Françoise Desset. Elle fait suite à une plainte dénonçant les bénéfices indus qu'auraient réalisés à cette occasion certains des dirigeants de Wendel, dont Ernest-Antoine Seillière. C'est Sophie Boegner, une ex-administratice de la holding familiale de la famille Wendel, la SLPS (Société lorraine de participations sidérurgiques), qui avait déposé plainte avec constitution de partie civile. Ce type de plainte, qui ne peut être déposée qu'après le rejet d'une plainte simple, entraîne quasi automatiquement l'ouverture d'une information judiciaire et la désignation d'un juge. Le 15 septembre, le parquet de Paris s'était prononcé pour le classement sans suite de cette plainte simple estimant qu'aucune qualification pénale ne ressortait du dossier au vu d'éléments d'information transmis par l'Autorité des marchés financiers (AMF) et d'une expertise interne. "Tant l'AMF que le parquet ont établi la régularité de l'ensemble des opérations d'association du management au capital de Wendel: la transparence à l'égard des actionnaires, la bonne gouvernance, la conformité des opérations au droit", s'était alors félicité le groupe Wendel. L'avocat de Sophie Boegner, Me Patrick Maisonneuve, avait de son côté expliqué "ne pas comprendre la décision du parquet, compte-tenu des pièces fournies" et annoncé le dépôt d'une nouvelle plainte avec constitution de partie civile....
La crise, aussi, a ses champions. Natixis, vedette française de la débâcle financière, peut prétendre aux plus hautes marches du podium. Ses actionnaires ont d'abord été appâtés, avec des méthodes commerciales plutôt vigoureuses. Puis, assurent-ils, enfumés par des informations trompeuses. Ensuite, rincés par le désastre des subprimes. Et - peut-être - achevés grâce à un délit d'initiés qui aurait permis à plusieurs grandes banques de spéculer sur la déconfiture. Résultat: en deux ans, 29 milliards ont été investis dans la banque, qui en vaut aujourd'hui moins de 5. Qui dit mieux? Sur ces différents épisodes, tous édifiants, l' Autorité des marchés financiers (AMF), le gendarme de la Bourse, a décidé d'ouvrir deux enquêtes. Voilà qui va consoler les épargnants de la première heure: ces veinards avaient acheté les titres 19,55 euros pièce en novembre 2006, lors de la création de la banque d'affaires. Aujourd'hui ils ne valent plus que 1,50 euro. Une perte de 92 %. Epargnants sous pression Les actionnaires sont d'autant plus colère qu'ils ont été, voilà deux ans, un peu beaucoup poussés à réaliser une "bonne opération" par les conseillers des Caisses d'épargne et des Banques populaires, les maisons mères de Naxitis, qui détiennent les deux tiers du capital. Aussi les associations de petits porteurs sont-elles submergées de plaintes d'actionnaires affirmant avoir été "harcelés" pour acheter du Natixis. Les conseillers financiers de l'Ecureuil et des Banques populaires n'avaient, à l'époque, pas ménagé leurs efforts: relance par téléphone de leurs clients à domicile, y compris le soir et...
La Cour d’appel de Paris vient d'annuler la "retraite-chapeau" de l'ancien patron de Carrefour , Daniel Bernard . Quant à l'actuel président de Carrefour, José Luis Duran, il vient de se faire remercier et serait susceptible de toucher un joli pactole en guise de cadeau de départ. Les actionnaires de Carrefour avaient hurlé à la mort en avril 2005 en apprenant que Daniel Bernard, le pdg du numéro 2 mondial de la distribution, allait recevoir un "package" de départ de plus de 40 millions d’euros. Et voilà que trois ans plus tard, en pleine tempête financière, la Cour d’appel de Paris a rendu un arrêt, daté du 7 octobre, qui annule purement et simplement "la retraite-chapeau" de Daniel Bernard. Carrefour a toujours refusé de payer la retraite dorée de son ex-patron, alors que son Conseil l’avait accepté, à l’occasion de trois séances en 2000, 2001 et 2004, et en avait négocié les moindres détails. Au terme de cet accord, il était prévu qu’à son départ le pdg de Carrefour percevrait, à compter de ses soixante ans, une retraite complémentaire annuelle de 1,243 million d’euros par an, correspondant à 40% de sa dernière rémunération. Compte tenu d’une espérance de vie moyenne de 85 ans, cela représentait donc la coquette somme de 31 millions d’euros. Outre cette confortable retraite, Daniel Bernard avait obtenu le versement d’une clause de non-concurrence, équivalent à trois années pleines de salaires, soit 9,4 millions d’euros. Il lui était dès lors interdit, durant quatre ans, de prendre un...
Un appel d'offres passé inaperçu (merci "les mots ont un sens"): Le gouvernement veille sur ses ministres et surveille l'opinion. Après l'appel d'offre du SIG, c'est maintenant le Ministère de l'Education qui piste sur Internet tout ce qui pourrait constituer un "risque opinion". Objectif : détecter les "lanceurs d'alerte", anticiper les effets de "contagion", et limiter les crises "dans lesquelles les ministères se trouveraient impliqués". Dans le but d'"anticiper et évaluer les risques de contagion et de crise", le prestataire devra aussi utiliser toutes les informations "qui préfigurent un débat, un «risque opinion» potentiel, une crise ou tout temps fort à venir dans lesquels les ministères se trouveraient impliqués". Avec un égard particulier pour les "vidéos, pétitions en ligne, appels à démission, [qui] doivent être suivis avec une attention particulière et signalées en temps réel"... 220 000 euros pour ça ? C'est à la fois peu vu ce qu'il y a à surveiller et beaucoup vu l'état des finances publiques actuelles. A quoi sert la police, les renseignements généraux, la DST dans tout ceci. On croyait que Nicolas Sarkozy avait suffisamment noyauté la police pour avoir déjà mis en place ce type de surveillance . Ca n'est pas suffisant ou il n'a pas confiance ? Est-ce le rôle de Xavier Darcos et de ses services de gérer ce type de surveillance ? Si on réfléchit bien .. Xavier Darcos devient le premier opposant car lancer un tel appel d'offres c'est forcément augmenter le nombre de "problèmes potentiels" sur le net...
Les frais des ministères ont explosé ! Vous direz que ce n'est que justice puisque les frais de l' Elysée ont eux aussi augmenté considérablement en commençant par le salaire de Nicolas Sarkozy (+170%). Selon l'annexe au projet de budget 2009, entre septembre 2007 et juillet 2008, "les affectations dans les cabinets ministériels ont crû de 397 personnes et le montant des primes distribuées a progressé de près de cinq millions d'euros", affirme mercredi 5 novembre le quotidien Le Monde. Cela représenterait une augmentation des primes de 20% en un an et de "près de 20%" pour les effectifs.Selon Le Monde, seuls Eric Woerth (Budget), Brice Hortefeux (Immigration), Rachida Dati (Justice), Christine Boutin (Logement) et Christine Albanel (Culture) respectent le plafond de 20 collaborateurs. Pas un seul secrétariat d'Etat ne compte moins de six personnes dans son cabinet. Toujours selon Le Monde, les primes versées aux membres des cabinets ministériels auraient elles aussi explosé. Matignon détiendrait la palme, avec un bond de 45% des primes distribuées en 2008 aux 480 collaborateurs du Premier ministre, pour un montant de 7,1 millions d'euros. Certains secrétaires d'Etat seraient encore plus généreux avec leurs collaborateurs. Les primes versées par Eric Besson (Prospective) auraient bondi de 125%, à 684.000 euros. Au pays d'Asterix, il y a bien une petite entreprise qui résiste à la mondialisation et à la crise financière générale: le gouvernement. De quoi encourager les vocations de fonctionnaires ......
Les crédits alloués à l'Elysée en 2009 (112,3 millions d'euros, en hausse de 11,4% par rapport au budget 2008 initial) ont été examinés vendredi en commission à l'Assemblée nationale dans le cadre de la mission "Pouvoirs publics" et les députés du peuple français ont pu constater une explosion des frais de Nicolas Sarkozy et de sa cour. L'installation de Sarkozy à l' Elysée a été suivie par des travaux d'aménagement (1,8 million d'euros), des investissements pour l'informatique et la téléphonie (900000 euros) et de nouvelles voitures (300000 euros) nécessitant l'inscription d'un crédit complémentaire de 1,5 million d'euros en loi de finances rectificative sur 2007 ! Le parc automobile de l'Elysée compte actuellement 62 véhicules et 7 scooters. Au 1er juillet, l'Elysée employait 1 031 personnes, dont 98 recrutées directement par la présidence de la République, la majeure partie des personnels étant constituée par des détachements. Les principaux pourvoyeurs en effectifs sont la défense (359), l'intérieur (178), la culture (101), les finances (100) et les affaires étrangères (29). Certains détachements peuvent paraître plus surprenants : outre La Poste (11), France Télécom (29) et la Ville de Paris (5), l'hôpital de Cadillac, en Gironde, et le département de Seine-et-Marne comptent chacun un des leurs parmi les collaborateurs de l'Elysée. A quelle cohorte appartiennent les amis et protégés comme la demi-soeur de Carla Bruni ? Peu importe du moment que VOUS payez ... En période de crise, encore un comportement bizarre de la part de celui qui devrait montrer l'exemple, surtout quand il...
Il peut se passer beaucoup de choses la nuit à l' Assemblée Nationale. Du 21 au 22 octobre, un des fidèles de Sarkozy, le député UMP Frédéric Lefèbvre a fait voté un amendement qui crée un avantage fiscal pour les particuliers et entreprises qui souscrivent au capital des sociétés de financement du développement (Sofidev). Principal (et de loin) bénéficiaire de cet amendement: Le Groupe Bolloré et Vincent Bolloré. Les députés de la Commission des finances sont furieux puisqu'ils ont découvert l'amendement la veille, en réunion de Commission l'ont rejeté et ont ensuite été rappelés à leur rôle de godillots notamment par Christine Lagarde qui est intervenue ""Le gouvernement est très favorable à cet amendement !""... Pourtant depuis des semaines, on entend parler de la volonté du gouvernement de limiter les niches fiscales. Christine Lagarde est intarissable sur le sujet .. dans les journaux ... C'est la politique actuelle: des paroles le jour ou dans les journaux, des actions inverses la nuit ou entre amis (comme au sujet des bonus), en catimini....
De plus en plus, les parachutes dorés stocks options et gros salaires sont montrés du doigt. Il faut bien proposer quelque chose la vindicte populaire pour le détourner des vrais responsables .. Mais même dans ce domaine des gros salaires, les plus gros poissons sont ignorés. Alors qu'on fustige Serge Tchuruk pour un parachute doré de 5 ou 6 millions, il y a dans les banques, des gens qui ont touché, chaque année, beaucoup plus et sont toujours en place malgré les pertes de leur établissement. Prenons comme exemple Calyon, la banque d'affaires du Crédit Agricole. Calyon met en place actuellement un plan de départ pour beaucoup de gens travaillant sur les marchés. Le PDG de Calyon, Marc Litzler est parti mais un des principaux responsables des pertes sur les marchés chez Calyon, Guy Laffineur, est resté. Guy Laffineur est responsable mondial du pôle Fixes Income Markets chez Calyon. A ce titre, il dirige toutes les activités de marché qui ont perdu chez Calyon. Le bonus de Guy Laffineur cette année, a été d'environ 10 millions d'euros (avec sûrement une partie "défiscalisée" dans des paradis fiscaux comme il est habituel chez les responsables de banques d'affaires françaises, officiellement dépendant de Londres ...) ! Certains parlent même de 15 millions d'euros. Personne n'a demandé à Guy Laffineur de partir ou de rembourser une partie de son bonus. Ne parlons même pas des bonus de 2007 ou 2006. (Maj suite à commentaire de Calyon: le bonus touché en mars 2008 est celui...
En cette rentrée minée par la crise financière et économique, les parlementaires et le gouvernement ont décidé de limiter certains avantages des dirigeants d'entreprise les mieux payés, à savoir les stock-options, les parachutes dorés et les retraites chapeaux. Deux textes actuellement en discussion, le budget de la Sécu pour 2009 et le projet de loi de finances sont amendés pour taxer davantage les bénéficiaires de ces revenus extrasalariaux. Les députés ont voté, dans le budget 2009, une disposition pour que les indemnités de départ ne puissent plus être déduites de l'impôt sur les sociétés au-delà de 200.000 euros. En outre, les députés veulent assujettir aux cotisations sociales, dès le premier euro, les indemnités de licenciement supérieures à 1 million d'euros. Cette mesure, soutenue par le gouvernement, a toutes les chances d'être votée. Le hic, c'est que ces taxations risquent d'être totalement sans effet. Comme l'explique l'avocat Sylvain Niel, directeur associé chez Fidal, « cette chasse aux sorcières ne va pas mettre fin aux parachutes ». Car ceux-ci concernent seulement les cadres et dirigeants de grandes entreprises, pour lesquels il est très facile de mettre en place un tel dispositif dans une société hors de France. Il s'agit là de droit des sociétés, souligne Sylvain Niel : c'est la législation du pays où la société est implantée qui détermine les règles à suivre....
Le magazine Challenges dans son édition à paraître jeudi annonce que la Société Générale va provisionner des pertes par rapport aux "goodwill" annoncés en juin sur 3 de ses filiales à l' Est.. A l'époque, un goodwill était comptabilisé à 2,84 milliards d'euros sur trois de ses principales participations : « 1,12 milliard pour Rosbank (Russie), 940 millions pour Komercni Banka (République tchèque) et 780 millions pour Splitska Banka (Croatie) », précise l'hebdomadaire. En ce qui concerne la Russie, jamais la Société Générale n'a été en mesure de connaître l'état exact des finances de Rosbank et depuis cet achat pour le moins hasardeux (ceux qui se sont chargés de l'audit de la banque ne se sont pas occupés que de la banque, de la rigueur des méthodes de comptabilité russe et de la crédibilité des chiffres présentés .. quand ils sont allés là-bas ...) la situation s'est détériorée puisque même les banques russes les plus solides (Sberbank et VTB) valent actuellement moins que leurs réserves de cash.. Les provisions passées par la Société Générale en ce qui concerne les 3 banques concernées seront payées en France par les contribuables français puisque des 4 pays concernés, seule la France a un gouvernement qui passe l'éponge sur tous les errements des banquiers.. Pourquoi s'en priver ?...
Combien coûte la crise financière ? Un rapport semestriel de la Banque d'Angleterre donne une évaluation chiffrée du coût de la crise actuelle pour le système financier mondial. La Banque d'Angleterre estime le coût de la crise à 2.800 milliards de dollars soit 2.240 milliards d'euros. Ces pertes "continuent de refléter d'importantes décotes liées à l'incertitude tenant à la performance future des collatéraux et à l' illiquidité des marchés secondaires. La valeur économique de ces actifs est nettement supérieure à leur valeur actuelle de marché." La Bank of England chiffre à 5.000 milliards de livres sterling soit 6.250 milliards d'euros) le montant global des financements mis à la disposition des marchés par les banques centrales et les Etats depuis le mois d'avril. Certains spécialistes estiment que ce coût est en dessous de la réalité car les pertes continuent (et l' Espagne vient par exemple de remettre 100 milliards dans le système). La question de savoir qui va payer ces pertes sèches n'est toujours pas évoquée clairement par les gouvernants.. Tout le monde connaît la réponse et pourra la vérifier sur les feuilles d'impôts que vous recevrez en 2009 et après. Vos enfants aussi seront concernés. Cette crise marque définitivement le passage d'un monde où on se sacrifiait pour ses enfants à un monde où les enfants sont sacrifiés......
Un rapport préliminaire de l'Inspection générale de la Caisse d'Epargne avait fait état d'une "dérive" dans la gestion des risques ainsi que "d'un nombre important de défaillances" au sein de la banque après que celle-ci a enregistré des pertes estimées à 751 millions d'euros en raison de risques pris par des traders en pleine crise financière. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris sur les pertes de 751 millions d'euros subies par la Caisse d'Epargne en raison de risques pris par des traders en plein krach boursier, a annoncé, lundi 27 octobre, une source judiciaire. Cette enquête, qui vise les faits "d'abus de confiance", a été confiée vendredi à la brigade financière, a-t-on précisé de même source, confirmant une information de l'Express.fr. "Elle vise à déterminer le mécanisme qui a conduit à cette perte et à rechercher d'éventuelles responsabilités pénales", a précisé le parquet de Paris. La Caisse nationale des Caisses d'épargne et de prévoyance a porté plainte contre X vendredi pour "abus de confiance", a-t-on ajouté de même source en précisant que cette plainte fait référence à une perte totale de 751 millions d'euros....
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