Hier, la gare parisienne de Saint-Lazare a été fermée et l’ensemble du trafic interrompu à cause d’une grève générale, provoquée par l’agression d’un conducteur de train.
Résultat : les syndicats ont immédiatement obtenus les créations de postes et de moyens qu’ils réclamaient, notamment une douzaine de conducteurs supplémentaires pour le secteur de Saint-Lazare.
Aujourd’hui, cela fait un mois que le trafic des trains de banlieue et grandes lignes est perturbé, à cause de grèves en série. Après les conducteurs, ce fut le tour des aiguilleurs, et hier c’était l’ensemble des métiers qui avait cessé le travail. Et peu importe si ces agitations doivent gâcher les fêtes de fin d’année de nombreux usagers, ou paralyser la seconde plate-forme ferroviaire d’Europe, la plus importante gare française, et son trafic journalier de 500 000 personnes !
Au passage, notons que le service minimum a révélé hier l’ampleur de son échec, puis le trafic fut
Aujourd’hui, c’est à Marseille que la grève sévit sur les transports publics, tandis qu’une autre est prévue vendredi prochain, sur l’ensemble du territoire.
Cerise sur le gâteau, c’est cette semaine qu’entrait en vigueur une nouvelle augmentation, et non des moindres : + 3,5 % sur les tarifs loisirs et pro.
Pris d’ores et déjà par les enjeux des élections professionnelles prévues dans trois mois, les syndicats sacrifient leurs « clients » à leurs guerres intestines.
Un sacrifice qui aurait eût tôt fait de couler tout autre entreprise en situation de concurrence. Mais les employés de la SNCF n’en ont cure, habitués qu’ils sont à être nourris d’argent public, qui remplit leurs caisses de retraite, paie leurs salaires et leurs privilèges, et renfloue leurs déficits.
A souligner, l’intéressante initiative du président socialiste de la Région Basse-Normandie, exaspéré par les incidents en série qui perturbent le trafic des trains dans sa région. Laurent Beauvais a décidé, le 9 janvier dernier, de suspendre le paiement prévu dans le cadre de la convention TER (d’un montant de 50 millions d’euros par an) à la SNCF : « celle-ci sera effective jusqu’au rétablissement des conditions de trafic conforme aux attentes des usagers ». L’Etat pourrait s’en inspirer, qui verse chaque année à la SNCF plus de 12 milliards d ‘euros, et vient de lui affecter, dans le cadre du plan de relance, 870 millions d’euros supplémentaires…
Vu sur: www.contribuables.org




