L’intersyndicale de l’audiovisuel public était reçue ce matin par Christine Albanel, pour discuter de l’audiovisuel extérieur. Une occasion pour Jean-François Téaldi, l’un des porte-parole de l’intersyndicale, de demander à nouveau que la question de la radio publique soit abordée dans une prochaine réunion.
Mais l’avenir de la radio reste flou, alors que le sort de la télévision publique fait les gros titres. Le petit écran est même pris en main par la commission Copé, composée d’une trentaine de parlementaires et de professionnels de l’audiovisuel, le 27 février. «La radio est plus discrète, et semble secondaire aux yeux des gouvernants, alors que nous sommes écoutés par 13 millions d’auditeurs», rappelle Hubert Huertas. Et le manque à gagner de la publicité représente 45 millions d’euros, 40 millions si Radio France conserve le parrainage, ce qui est probable, confie-t-on au ministère de la Culture. Une somme qui est loin d’être anecdotique, puisque «cela représente l’ensemble de la rédaction de France Info, ou dix radios locales», précise Hubert Huertas. Il apprécie cependant que contrairement à la télévision publique, des personnes extérieures ne se préoccupent pas du contenu des émissions de Radio France.
Il est rejoint sur ce point par Jean-Paul Cluzel, président de Radio France : «Le fait que la commission Copé ne s’inquiète que de la télévision est une bonne chose, affirme-t-il à Libération,cela signifie que la mission de Radio France n’est pas contestée. Qu’on nous laisse tranquilles !»
Pour ce qui est des 40 millions qui manqueront dans leur budget lorsque la publicité sera supprimée, Jean-Paul Cluzel assure qu’il est serein : «Par rapport à la somme qui fera défaut à France Télévisions, ce dont on a besoin sera facile à trouver.»
Cependant, selon son entourage, le patron de Radio France se livre, afin que sa maison puisse continuer à fonctionner avec le même budget, à un «lobbying discret.»
article extrait de www.liberation.fr


















