Il n'y a pas que le PS de Martine Aubry pour douter des résultats du plan de relance du gouvernement. Parmi les sénateurs UMP, il se trouve aussi quelques affreux sceptiques, tel Philippe Marini, rapporteur général de la commission des Finances.
Dans son rapport sur le projet de loi de finances rectificative - daté du 14 janvier -, Marini assure que les 26 milliards que le Président prétend mettre sur la table pour "rebooster" (sic) l'économie française ne sont que 23,2. Soit 10% de moins qu'affiché par le gouvernement.
D'où vient cette différence de 2,8 milliards ?
Primo: l'effort exceptionnel en faveur du logement devrait s'élever, selon le plan de relance, à 1,9 milliard. Mais, à y regarder de plus près, seulement 1,6 milliard de crédits de paiement sont prévus en 2009-2010. Soit un premier écart de 300 millions.
Secundo, le gouvernement a mal calculé l'impact, dès 2009, des allégements fiscaux anticipés dans son plan. D'où un deuxième écart de 1,3 milliard.
Tertio: pour les investissements des entreprises publiques, il s'agit là encore d'anticipations. Il conviendrait donc, toujours selon le même Marini, de réduire d'un tiers le montant global. Soit un troisième écart de 1,3 milliard. Au total, conclut le rapporteur UMP, "d'un point de vue purement comptable, le montant du plan doit être minoré (...) de 0,1 point du PIB, soit 1,2 et non 1,3".
Sur sa lancée, Philippe Marini dénonce aussi " l'optimisme" dont fait preuve ce fameux plan de relance. Par exemple, le remboursement anticipé de la TVA pour les collectivités locales est supposé favoriser leurs investissements. Au lieu des 2,5 milliards espérés par le gouvernement, le sénateur n'attend, lui, que 500 millions de mieux.
Au total, en annulant ces quelques "erreurs de calcul" et en tablant sur une progression plus réaliste des investissements des collectivités locales, l'effet du plan serait, au mieux, de 0,5% du PIB et, au pire, de 0,3%, au lieu du 0,6% claironné par le gouvernement.
Marini devrait pourtant savoir que, pendant la bataille, les défaitistes, on les fusille !
Source : le Canard enchainé
Dans son rapport sur le projet de loi de finances rectificative - daté du 14 janvier -, Marini assure que les 26 milliards que le Président prétend mettre sur la table pour "rebooster" (sic) l'économie française ne sont que 23,2. Soit 10% de moins qu'affiché par le gouvernement.D'où vient cette différence de 2,8 milliards ?
Primo: l'effort exceptionnel en faveur du logement devrait s'élever, selon le plan de relance, à 1,9 milliard. Mais, à y regarder de plus près, seulement 1,6 milliard de crédits de paiement sont prévus en 2009-2010. Soit un premier écart de 300 millions.
Secundo, le gouvernement a mal calculé l'impact, dès 2009, des allégements fiscaux anticipés dans son plan. D'où un deuxième écart de 1,3 milliard.
Tertio: pour les investissements des entreprises publiques, il s'agit là encore d'anticipations. Il conviendrait donc, toujours selon le même Marini, de réduire d'un tiers le montant global. Soit un troisième écart de 1,3 milliard. Au total, conclut le rapporteur UMP, "d'un point de vue purement comptable, le montant du plan doit être minoré (...) de 0,1 point du PIB, soit 1,2 et non 1,3".
Sur sa lancée, Philippe Marini dénonce aussi " l'optimisme" dont fait preuve ce fameux plan de relance. Par exemple, le remboursement anticipé de la TVA pour les collectivités locales est supposé favoriser leurs investissements. Au lieu des 2,5 milliards espérés par le gouvernement, le sénateur n'attend, lui, que 500 millions de mieux.
Au total, en annulant ces quelques "erreurs de calcul" et en tablant sur une progression plus réaliste des investissements des collectivités locales, l'effet du plan serait, au mieux, de 0,5% du PIB et, au pire, de 0,3%, au lieu du 0,6% claironné par le gouvernement.
Marini devrait pourtant savoir que, pendant la bataille, les défaitistes, on les fusille !
Source : le Canard enchainé





