Valérie Pécresse cache les activités de son mari. La déclaration d’intérêts de Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ne mentionne aucunement les activités de son mari Jérôme Pécresse.
Quelles sont les activités de Jérôme Pécresse que Valérie Pécresse a voulu cacher dans sa déclaration d’intérêts ?
Le mari de Valérie Pécresse, Jérôme Pécresse, a fait l’essentiel de sa carrière au sein du groupe minier Imerys (ex Imetal), un géant du secteur comptant 15 000 employés et réalisant 3,4 milliards d’euros de chiffres d’affaires.
Jérôme Pécresse, mari de Valérie Pécresse, occupe depuis 2008 le poste de directeur général délégué au
siège du groupe Imerys à Paris.
Jérome Pécresse apparaît également dans d’autres sociétés rattachées aux activités minières du groupe, comme Timcal, société Suisse que Jérôme Pécresse préside.
L’absence de Jérôme Pécresse dans la déclaration d’intérêts de Valérie Pécresse est encore plus étonnante que le mari de Valérie Pécresse appelait récemment à la création en France d’un pôle industriel dédié à la gestion des minerais rares, suggérant à l’État de fonder un consortium spécialisé sur ce secteur, en s’appuyant sur le groupe français Eramet (spécialisé dans les minerais rares), et sur Areva (actionnaire d’Eramet).
Suite aux déclarations de Jérôme Pécresse, l’Agence des participations de l’État (APE), dépendant de Bercy, a déclaré qu’elle soutenait la candidature du mari de Valérie Pécresse à la tête d’un éventuel consortium français spécialisé dans les minerais rares.
"Jérôme Pécresse (…) mène un intense lobbying pour prendre la tête du futur grand groupe minier français qui pourrait être issu d’une filialisation depuis Areva. Le patron de l’APE, Jean-Dominique Comolli, a récemment informé Patrick Buffet, le président d’Eramet, du soutien qu’il apportait à Jérôme Pécresse. Depuis l’arrivée en juin 2010 de Gilles Michel (ex-patron du FSI) chez Imerys, également comme DG adjoint, Jérôme Pécresse sait qu’il n’a plus aucune chance de devenir le numéro un du leader mondial des minéraux industriels. Candidat malheureux à la direction générale d’Eiffage en décembre, il cherche un autre point de chute."
Valérie Pécresse aurait du mentionner les activités de son mari dans sa déclaration d’intérêts, principalement à cause du fait que les activités minières stratégiques en France sont largement sous l’influence de la puissance publique. Le Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies – dépendant du ministère de l’Économie et des Finances – détermine la politique industrielle en ce domaine. En synergie avec les puissants réseaux de l’École des Mines, eux-mêmes en relation étroite avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, dirigée par Valérie Pécresse.
source: owni.fr
Tags: Actu, Economie, finances, lobby, pecresse, politiqueLaisser un commentaire
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